Focus sur le bâtiment en Bretagne

Secteur majeur de l’économie bretonne, le bâtiment représente 10 % des entreprises de la région et 7 % des salarié·e·s. C’est un acteur clé de notre quotidien qui construit et rénove nos lieux de vie : logements, bâtiments publics, équipements sportifs et culturels ou encore écoles… C’est aussi un secteur en constante évolution qui doit faire face aux enjeux des transitions numérique, énergétique et environnementale.

Les chiffres du bâtiment en ingographies

 

Près de 60 000 salarié·e·s en Bretagne et 18 000 indépendant·e·s.
Environ 10 000 intentions d'embauche dans la construction chaque année.
Une majorité de petites entreprises : 83 % d’entre elles ont moins de 10 salarié·e·s. 
74 % des salarié·e·s du secteur exercent un métier de production : maçon·ne·s, peintres, électricien·ne·s ...
Un chiffre d’affaire qui se répartit pour 51 % en construction neuve et 49 % en rénovation.
Des entreprises présentes en zones urbaines comme en zones rurales : 98 % des communes bretonnes comptent au moins une activité dans le BTP. 

Sources : "BTP et territoires en Bretagne", juin 2021, "L'emploi et la formation dans le bâtiment en Bretagne", 2020 et "Indicateurs emploi 2021" de Veïa, Cellule Économique de Bretagne, Enquêtes "Besoins en main d'oeuvre" 2021 et 2022 de Pôle emploi.

Faut-il faire de longues études ?

Du CAP au diplôme d’ingénieur, il existe une large palette de formations pour conduire aux métiers très variés de ce secteur. On peut travailler à la construction ou à la rénovation de logements sur les chantiers, mais aussi encadrer des équipes ou encore concevoir dans les bureaux d’études les bâtiments de demain. 
Ces dernières années, la tendance est à l’augmentation du niveau de qualification. La part des technicien·e·s et cadres a augmenté de 15,4 % entre 2016 et 2019.
Le bâtiment est aussi un secteur où le diplôme n'est pas le seul moyen d'accéder à certains postes. Avec de l'expérience et de la motivation, il est possible de gravir les échelons : commencer comme ouvrier·ère avant de devenir chef·fe d’équipe puis chef·fe de chantier, par exemple. Ou encore monter sa propre entreprise après quelques années d’expérience. La formation continue permet également aux salariés d'acquérir des compétences nécessaires pour évoluer dans le secteur.

Des métiers exigeants ?  

Certains métiers demandent de bonnes conditions physiques, notamment sur les chantiers. Le travail peut s’exercer dehors en été comme en hiver, il faut parfois porter des charges, travailler dans le bruit ou en hauteur. Des innovations technologiques facilitent cependant les conditions d’exercice : engins de manutention, matériaux et outils plus légers, vêtements de travail adaptés aux conditions climatiques… Dans certaines entreprises, on construit en atelier des éléments qui seront ensuite assemblés sur le chantier. Cette méthode de préfabrication permet d’améliorer les conditions de travail et de sécurité. 

Des salaires peu élevés ?

Dans le secteur, une convention collective (c’est-à-dire une négociation entre les syndicats de salariés et les représentants d’employeurs) fixe des grilles de rémunération. Elle prévoit aussi différentes primes pour les salarié·e·s : panier repas, indemnités de trajet ou prime de vacances. 
Combien gagne un maçon ? La réponse varie selon les profils. Un apprenti en 1re année de CAP, qui démarre dans l’apprentissage du métier, gagne au minimum 780 €, un maçon en début de carrière gagne en moyenne 1700 € net. Avec 5 ans d'expérience, il pourra gagner 2000 €. Son salaire augmentera aussi s’il évolue vers des fonctions d'encadrement : un chef de chantier avec 10 ans d'expérience peut gagner 3800 €. 
Source : www.fiersdetremacons.fr, le site de l’APMGO (Association pour la Promotion des Métiers du Gros Œuvre).

Des embauches dans le secteur ?

Les perspectives d’emploi sont nombreuses en Bretagne : 10 370 nouvelles recrues sont prévues en 2021. Tous les corps de métiers sont recherchés. Les prévisions sont également bonnes pour les années à venir. Il faudra à la fois compenser les départs en retraite mais aussi accompagner l’activité économique du secteur, notamment le marché de la rénovation énergétique particulièrement porteur.  
Variété des corps de métiers mais aussi variété des entreprises qui recrutent : TPE (très petites entreprises), PME (petites et moyennes entreprises), grands groupes... Il y en a pour tous les goûts. Certains rechercheront la polyvalence des postes, la proximité entre la direction et les salariés dans des structures plus petites quand d'autres s'intéresseront aux possibilités d'évolution ou de carrière à l'international proposées par de grands groupes.
 

Pour répondre aux nouvelles réglementations, le secteur innove pour réduire la consommation énergétique des bâtiments et limiter son empreinte carbone. 

De nouveaux matériaux et méthodes de construction

Les matériaux et méthodes de construction évoluent. On voit apparaître de nombreuses innovations :  briques en ciment et cellulose, blocs de chanvre, béton recyclé, plâtre dépolluant ou encore revêtements régulateurs de chaleur… La part du bois augmente aussi dans les constructions par rapport au béton, de même que les énergies renouvelables. 
Les métiers doivent ainsi intégrer de nouvelles compétences. Dans les bureaux d’études, les équipes prennent en compte ces évolutions dans leurs solutions de conception. Sur les chantiers, les professionnel·le·s doivent également adapter leurs pratiques : savoir poser une isolation thermique par l’intérieur pour un plâtrier-plaquiste ou installer des équipements solaires thermiques et photovoltaïques pour un couvreur, par exemple.

Nouveaux matériaux, nouvelles méthodes : le témoignage de Pierrick, peintre décorateur

 

Vers l’économie circulaire

Le réemploi et le recyclage des matériaux se développent et appellent de nouvelles activités et compétences. Les entreprises spécialisées en démolition de bâtiments devront par exemple être capables d’identifier les matériaux recyclables pour les remettre aux filières de recyclage et de réemploi. 

De nouvelles activités et méthodes de travail avec le développement du numérique

Les outils numériques changent les façons de travailler, y compris dans le Bâtiment. A l’étape de conception, la réalité augmentée et les maquettes numériques en 2D ou 3D permettent de visualiser concrètement les ouvrages futurs. Sur les chantiers, on réalise des scans des ouvrages à l’aide de tablettes numériques pour vérifier leur conformité avec les plans. Certaines entreprises se servent de drones pour prendre des mesures rapidement et avec une grande précision. L’impression 3D commence aussi à être utilisée avec du béton pour fabriquer des éléments de construction…
Depuis quelques année, l’arrivée du BIM, le Building Information Modeling, a également modifié les manières de travailler des différents corps de métiers. Cette maquette numérique partagée par les différents intervenants leur permet d’échanger des informations en direct et de mieux se coordonner.   

De nouvelles technologies sur les chantiers : le témoignage de Christian, constructeur en maçonnerie et béton armé 

Ce déploiement des nouvelles technologies n’exclut pas pour autant les savoir-faire existants. Construire de ses mains un ouvrage reste une motivation partagée par beaucoup. Et sur les chantiers de restauration du patrimoine, on a également besoin de professionnel·le·s capables de maîtriser des techniques plus traditionnelles de construction.

Restaurer le patrimoine bâti : les témoignages d'Adrien, couvreur, Laure, tailleuse de pierre et Pierre-Marie, plâtrier 

Des bâtiments toujours plus connectés

L’avenir du bâtiment ? La « smart home » ou « maison intelligente ». Il ne s’agit plus simplement de piloter à distance son chauffage ou son éclairage : un bâtiment peut aussi réagir de lui-même selon divers événements. Des volets roulants vont s’ouvrir ou se fermer en fonction de l’ensoleillement, le chauffage va se réguler en fonction de l’absence ou de la présence des habitants… L’objectif va être d’apporter plus de confort mais aussi de réduire la consommation d’énergie en l’adaptant plus précisément aux besoins des habitants.
Autre avantage : en automatisant un certain nombre de tâches et en sécurisant l’habitat, la domotique contribue au maintien à domicile des personnes âgées ou en situation de handicap.
 

BIM Manager

Le BIM manager met en place et coordonne le « Building information modeling » (BIM) sur un projet de construction. Cette démarche collaborative permet aux différents intervenants d’échanger des informations à partir d’une maquette numérique 3D partagée. 

Charpentier / Charpentière bois

Le charpentier conçoit, fabrique et pose des charpentes. Il réalise le plan de l’ouvrage, sélectionne le bois, le découpe et l’usine en atelier. Il procède enfin à l'assemblage des pièces sur le chantier. Il peut également réaliser des bâtiments en bois ou à ossature bois, ou rénover du patrimoine bâti. 

Conducteur / Conductrice de travaux

Le conducteur de travaux organise et suit les différentes étapes d’un chantier, de la phase de projet jusqu’à la livraison de l’ouvrage. Il évalue les moyens techniques, humains et financiers nécessaires. Il établit le planning des travaux, effectue les démarches administratives, veille au respect des délais, des règles de sécurité et à la qualité de l’ouvrage.

 

Couvreur / Couvreuse

Le couvreur réalise et entretient les toits. À partir d'un plan, il prépare le support en bois sur lequel il ajustera des matériaux aussi divers que l'ardoise, la tuile, le verre, le zinc, le chaume… Il peut aussi poser des isolations thermiques sous toiture, des panneaux solaires thermiques et photovoltaïques… 

Domoticien / Domoticienne 

Le domoticien installe les équipements de domotique rendant nos habitats plus intelligents, écologiques et confortables : systèmes d’alarme, fermeture de stores à une heure programmée, régulation à distance de l’éclairage, du chauffage ou de la climatisation… 

Ingénieur / Ingénieure en efficacité énergétique du bâtiment

Cet ingénieur réalise des études permettant de diminuer la consommation en énergie des bâtiments. Après avoir effectué un diagnostic, il élabore des solutions et en estime les coûts : travaux d’isolation, installation d’équipements faisant appel aux énergies renouvelables, conseil de changements dans les usages (baisser de quelques degrés le chauffage par exemple)...

Métreur / Métreuse

Le métreur évalue le coût d'une construction ou d’une rénovation de bâtiment. A partir du dossier technique, il estime les quantités de matériaux et le volume d'heures de travail nécessaires. Il rédige les cahiers des charges techniques, négocie les prix avec les fournisseurs, établit les devis… Tout au long du chantier, il contrôle et ajuste le budget. 

Serrurier-métallier / Serrurière-métallière

Le serrurier-métallier conçoit et réalise des ouvrages métalliques : garde-corps, rampes d'escalier, portes, fenêtres, vérandas, passerelles... À partir de plans, il dessine son ouvrage, puis effectue la découpe des pièces à l’aide d’outils mécaniques et électriques ainsi que des machines à commande numérique. Il réalise enfin le montage des éléments sur le chantier.

Technicien / Technicienne de maintenance en génie climatique

Ce technicien entretient et répare les équipements de climatisation, de chauffage et de ventilation des locaux... Pour intervenir sur des équipements associant diverses technologies, il doit posséder des compétences variées en énergie thermique, hydraulique, électrotechnique, électricité, automatismes… 

 

> Découvrir la vie d'un chantier de réhabilitation et les différents corps de métiers qui interviennent avec la visite virtuelle de la CAPEB Bretagne.

> Découvrir tous les métiers du secteur
 

Du CAP au diplôme d’ingénieur, de nombreuses formations permettent de travailler dans le bâtiment. Elles peuvent se préparer en apprentissage ou sous statut scolaire. 

Des exemples de formations après la 3e

Des formations accessibles après un CAP :

  • BP Couvreur
  • BP Métiers du plâtre et de l’isolation

Des formations après un CAP ou un bac pro :

Des formations après le bac :

De niveau bac +2 

De niveau bac+3 

De niveau Bac +5


Quelques exemples de formation continue : 

Pour valider son projet professionnel


Pour se reconvertir


Pour se spécialiser


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