Façadier/ère

  • Synonyme : crépisseur/euse enduiseur/euse façadier/ière enduiseur/euse façadier/ière projeteur/euse ravaleur/euse de façades

Le métier de façadier est né avec l'arrivée des machines à projeter les enduits. À mi-chemin entre le gros oeuvre et la finition, ce professionnel a pour mission de protéger, imperméabiliser et isoler l'extérieur de nos habitations.

Niveau d'étude minimal requis

Niveau CAP, BEP

Statut professionnel

salarié

Préparation des enduits

Après avoir monté l'échafaudage, le façadier protège soigneusement portes et fenêtres. Dans une machine à malaxer, il mélange des mortiers prêts à l'emploi avec de l'eau et du sable. Puis projette à la lance l'enduit obtenu sur les murs, après avoir réglé la machine à projeter. Il peut aussi utiliser d'autres techniques et appliquer successivement et manuellement différents enduits qu'il prépare lui-même. Leur composition peut varier : marbres en morceaux et résine, par exemple.

L'art de la finition

Le façadier répartit l'enduit sur la façade rapidement et régulièrement. Puis, à l'aide d'une taloche, il l'aplanit d'un mouvement de bras toujours circulaire. Cela sans oublier un centimètre carré, car sur une façade le moindre défaut peut se voir. Il respecte les temps de séchage lorsqu'il doit appliquer plusieurs couches.

Isolation et décoration

Le façadier est également amené à fixer, par collage et chevillage, des plaques d'isolation thermique à l'extérieur. Il va, par exemple, coller des panneaux isolants en polystyrène et appliquer un enduit de finition. Il est aussi qualifié pour appliquer des produits liquides d'étanchéité, fixer des accessoires décoratifs d'encadrement de fenêtres et de portes, voire même poser du carrelage, peindre et restaurer de vieilles façades...

Un travail en extérieur

Il exerce généralement son activité à l'extérieur, sur des chantiers de constructions neuves ou de rénovation. Il travaille la plupart du temps en hauteur, sur des échafaudages, et doit suivre des consignes pour se protéger contre les poussières et la nocivité de certains produits imperméabilisants.

Des déplacements fréquents

Le façadier intervient, le plus souvent, au sein d'une équipe d'ouvriers du bâtiment. Son activité professionnelle induit des déplacements sur les lieux du chantier.

Des horaires adaptés à la météo

Le travail nécessite parfois des horaires adaptés aux contraintes techniques et météorologiques (temps de séchage, reprise du travail suite aux intempéries)... le façadier reste tributaire du temps qu'il fait. Si l'humidité peut modifier les couleurs ; les fortes pluies, le brouillard et le gel empêcheront l'enduit de sécher. Il est donc nécessaire de travailler par temps sec. Lors des intempéries, ce professionnel peut intervenir à l'intérieur pour effectuer, par exemple, des travaux de peinture.

Être soigneux

Le façadier doit être particulièrement attentif aux détails dans son travail et être capable de rendre l'ensemble de la façade harmonieuse. Il sait aussi harmoniser les couleurs (il peut avoir le choix entre 70 teintes). Il acquiert aussi un certain sens de l'esthétisme, en particulier lorsqu'il doit intervenir pour rénover le décor d'un mur ancien.

Avoir un savoir-faire

Le façadier sait utiliser différents matériaux et applique différentes techniques, à l'aide de machine à projeter ou manuellement. Il utilise du grain fin ou écrasé, de la fausse pierre, des cailloux divers mélangés à de la résine, etc. Chaque matériau est différent et il doit bien connaître les propriétés de chaque enduit.

Être robuste et flexible

Travaillant à l'extérieur, la plupart du temps en hauteur, souvent en position agenouillée prolongée, le façadier doit posséder une bonne résistance physique et ne pas avoir le vertige. Tributaire de la météo, il doit s'adapter aux changements horaires lorsqu'ils sont nécessaires.

Le CAP constitue la formation de base exigée par les entrepreneurs et peut se préparer en apprentissage. Pour accéder à plus de responsabilités, mieux vaut miser sur un bac professionnel ou un BP. Il existe un CQP (certificat de qualification professionnelle) façadier itéiste filière sèche ou humide.

Après la 3e

CAP étancheur du bâtiment et des travaux publics

Éventuellement autre CAP du bâtiment (maçon, métiers du plâtre et de l'isolation, peintre applicateur de revêtement)

Niveau bac

BP étanchéité du bâtiment et des travaux publics (2 établissements en 2019)

Bac professionnel aménagement et finition du bâtiment

Salaire

Salaire du débutant

À partir du Smic et plus (selon le niveau de qualification et la région).

Intégrer le marché du travail

Artisanat ou grands groupes du BTP

Le métier s'exerce au sein de petites entreprises artisanales travaillant sur des chantiers de particuliers (maisons individuelles, co-propriétés...) ou pour le compte de grands groupes du BTP (bâtiment et travaux publics), responsables de travaux d'envergure (immeubles, hôtels, hôpitaux).

Professionnels recherchés

On compte en France plus de 20 000 salariés employés dans les PME (petites et moyennes entreprises) spécialisées en peinture extérieure et ravalement de façades. Les façadiers sont aussi attendus dans les agences d'intérim et avec l'essor de l'activité de l'isolation thermique par l'extérieur (ITE) de nombreuses entreprises étendent leur activité à la façade.

Primes de rendement

Les professionnels travaillant dans la construction neuve peuvent être payés au mètre carré enduit. Plus le temps est sec, plus leurs primes de rendement sont importantes. Leur salaire peut donc varier du simple au double entre l'hiver et l'été. Selon les employeurs, des primes peuvent être attribuées pour le respect des délais mais aussi pour la ponctualité, le respect des consignes de sécurité etc.