Masseur/euse-kinésithérapeute

Une bronchiolite, une hospitalisation, une chute de vélo... Autant de situations où le masseur-kinésithérapeute intervient. Ce spécialiste de la rééducation utilise les massages et la gymnastique médicale pour aider ses patients à recouvrer leurs capacités.

Un masseur-kinésithérapeute palpe l'épaule de son patient
Masseur-kinésithérapeute © Adobe Stock
MET_Masseur_kine.jpg

Le métier en détail

Repérer la pathologie

Le masseur-kinésithérapeute intervient après étude du dossier médical (radiographies, ordonnances du médecin référent...) du patient et pratique un examen clinique pour définir les méthodes et les moyens à mettre en oeuvre.

Des techniques variées

Le kiné fait ensuite appel à des techniques

Remise en forme, relaxation...

Sur prescription médicale, le kiné peut réaliser des bilans de capacité. Il intervient parfois, sans prescription médicale, dans le domaine sportif (remise en forme, relaxation, massage...) ou esthétique (exercices de relaxation pour le visage, par exemple).

Surtout en libéral

Les masseurs-kinésithérapeutes exercent en libéral pour plus de 80 % d'entre eux. Ils sont soit à leur propre compte, soit salariés d'un cabinet ou d'un centre de soins privé. Les emplois du temps s'adaptent pour suivre ceux des patients. Les nouveaux diplômés commencent le plus souvent par un poste de salarié-remplaçant. C'est l'occasion de diversifier les expériences professionnelles.

Avec les soignants

Le masseur-kinésithérapeute rééduque le plus souvent sur prescription médicale, qu'il tient informé des résultats obtenus. Mais le travail d'équipe ne s'arrête pas là. Qu'il exerce en libéral ou comme salarié du secteur hospitalier, il reste toujours en étroite collaboration avec les soignants. À l'hôpital, en centre de rééducation, il fait partie d'une équipe inter-professionnelle constituée autour du patient.

En coordination

Les soins sont coordonnés entre les médecins et les autres professionnels paramédicaux (ergothérapeutes, psychomotriciens) ou autres (éducateurs). Selon les cas, il communique avec les services sociaux pour l'orientation des patients, des neuropsychologues pour avis, des fournisseurs d'orthopédie médicale, des orthoprothésistes pour la réalisation d'appareillages.

Bonne résistance physique

Une bonne résistance physique est requise pour manipuler les patients, répéter des exercices de rééducation, réaliser des gestes et des massages.

Écoute et observation

Du nourrisson au sportif de haut-niveau en passant par le cadre fatigué ou la personne âgée... les patients sont tous différents. Au kinésithérapeute de tenir compte de leur état physique et de leurs besoins. Il doit leur donner confiance, les encourager à persévérer dans leurs efforts, les remotiver et les stimuler dans leur parcours de soins. L'observation de l'évolution du patient est indispensable pour travailler efficacement.

Bon mental

Un bon équilibre émotionnel, une implication réelle dans la recherche de solutions adaptées à chaque situation et un accompagnement souple (selon l'évolution des patients) sont indispensables pour travailler avec des personnes parfois en grande difficulté (poly-traumatisés, malades chroniques, handicapés...).

Curiosité scientifique

Pour rester au meilleur niveau et s'ouvrir des nouvelles possibilités d'intervention, les kinésithérapeutes s'informent et se forment tout au long de leur vie professionnelle.

Pour exercer ce métier, il faut être titulaire du diplôme d'État de masseur-kinésithérapeute. Préparé en 5 ans, le DE permet d'obtenir 300 crédits ECTS. La première année , il faut s'inscrire dans une formation universitaire : PASS ou LAS, L1 STAPS, L1 biologie ou Sciences de la vie et de la terre.

Niveau bac + 5

DE masseur-kinésithérapeute

Exemple de formations requises

Salaire

Salaire du débutant

Intégrer le marché du travail

Toujours des emplois

Le métier de kinésithérapeute bénéficie de bonnes perspectives d'emploi. En plus des soins traditionnels, les besoins en professionnels de santé aptes à prendre en charge la dépendance et les handicaps augmentent. Les kinésithérapeutes peuvent se spécialiser dans leurs savoirs et se diversifier dans leurs pratiques. Grâce à la formation continue, ils restent au courant des dernières découvertes dans leur domaine. En s'appropriant les nouvelles techniques, ils élargissent leurs solutions thérapeutiques et leur offre de soins.

Bien choisir sa région

Les débouchés varient d'une région à l'autre, d'une ville à l'autre. Pour s'installer en libéral, mieux vaut éviter l'Île-de-France et le Sud, déjà saturés pour choisir une zône plutôt rurale dans le Centre, le Nord ou l'Est de la France.

En association

Les kinésithérapeutes s'associent souvent à des confrères ou à d'autres professionnels paramédicaux pour partager les frais d'installation. En hôpital public, les kinésithérapeutes peuvent, sur concours, accéder au corps de cadre de santé et devenir responsables d'un service ou formateur.

En Bretagne

Retour en haut de page