Palefrenier/ère

  • Synonyme : soigneur/euse d'équidés
  • Niveau CAP, BEP saisonnier ; salarié

Le palefrenier n'exerce pas un métier d'équitation, mais plutôt de soins. Ceux qui croient le contraire seront déçus. Étriller les chevaux, les panser, curer leurs sabots, les soigner, les nourrir, entretenir les selles et les harnais, assurer le nettoyage de l'écurie : autant d'activités qui constituent son quotidien. Si ce professionnel est amené à sortir le cheval à la main et à la longe pour le maintenir en forme, il ne le monte que rarement.

Le métier en détail

Au rythme du cheval

Membre d'une petite équipe, le palefrenier organise son travail assez librement. Les chevaux lui dictent son emploi du temps. En général, il commence sa journée dès 6 h du matin, et peut être amené à la prolonger jusqu'en soirée, selon les soins à apporter aux chevaux placés sous sa responsabilité. La naissance d'un poulain, par exemple, peut le conduire à être sur le pont jusque tard dans la nuit. Le palefrenier ne connaît ni dimanche ni jour férié. Et, qu'il vente ou qu'il neige, il travaille dans des écuries non chauffées ou à l'extérieur.

Observation

Ce professionnel travaille dans les haras et les exploitations d'élevage de chevaux, dans les centres équestres d'une certaine envergure ou dans les centres d'entraînement de chevaux de course. Lié à ses responsables par une étroite relation de confiance, il leur fait part de ses observations concernant les animaux.

Maîtrise de l'univers équestre

Passionné par les chevaux, le palefrenier a des bases d'équitation et possède de préférence un brevet de la Fédération française d'équitation. Mais cela n'est pas une obligation. Il connaît le tempérament des animaux, décrypte leur comportement et leurs réactions, a des connaissances solides en anatomie équine, sans être pour autant vétérinaire.

Robustesse et polyvalence

Pour soulever des sacs de fourrage, des seaux de nourriture ou de la paille souillée, le palefrenier doit être en bonne forme physique. Homme à tout faire, il doit également avoir des rudiments de mécanique (pour réparer un tracteur en panne), de maréchalerie (pour déferrer un cheval, remettre un clou), mais aussi d'électricité, de maçonnerie et de menuiserie (pour l'entretien des écuries).

Le goût des autres

Dans les centres de tourisme équestre et les poneys-clubs, avoir le sens du contact constitue un plus. Enfin, posséder le permis poids lourd est recommandé afin de pouvoir accompagner les chevaux sur les terrains de compétition.

Si la profession compte beaucoup d'autodidactes, la voie d'accès recommandée est le CAP agricole de palefrenier soigneur. Mais le CAP agricole maréchal-ferrant et le bac pro conduite et gestion de l'entreprise hippique sont 2 autres diplômes également appréciés.

Après la 3e

CAP agricole palefrenier soigneur

CAP agricole maréchal-ferrant

Niveau bac

Bac pro conduite et gestion de l'entreprise hippique

Salaire

Salaire du débutant

A partir de 1823 euros brut par mois

Intégrer le marché du travail

Les places sont chères

Faire toute une carrière comme palefrenier est peu fréquent. C'est un métier usant qui offre peu de perspectives d'évolution. Par ailleurs, l'activité est saisonnière, souvent liée au surcroît d'activité des vacances. Les professionnels ayant plus de 3 ans d'ancienneté au sein d'un même poste sont rares.

Élevage et tourisme équestre en tête

L'univers du cheval recrute souvent par cooptation. Les jeunes peuvent décrocher un emploi salarié dans les haras, les centres ou les fermes équestres, les écoles de dressage et les associations de propriétaires. Les débouchés se situent essentiellement dans la filière élevage et dans le tourisme équestre.

Évolution de carrière

L'Ile-de-France compte de nombreux centres. L'Ouest s'inscrit dans une tradition d'élevage (haras nationaux de Saint-Lô, Le Pin, Angers...). Les possibilités d'évolution sont limitées, mais les haras importants permettent aux soigneurs de devenir responsables d'écurie après quelques années de pratique professionnelle.

En Bretagne

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