Campus connecté : un lieu pour se former à distance

Campus connecté : un lieu pour se former à distance

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Campus connecté : un lieu pour se former à distance

Connaissez-vous les campus connectés ? Ces lieux labellisés par l'État permettent de suivre près de chez soi une formation à distance tout en bénéficiant d’un tutorat. Visite au Campus connecté de Redon qui accueille cette année 18 étudiant·es de toutes spécialités. 

Deux étudiants travaillent face à face à une table au campus connecté
Le campus connecté, un lieu gratuit pour étudier à distance © Région Bretagne

Au Campus connecté de Redon, 18 étudiant·es suivent cette année une formation à distance. Licence d'histoire de l'art, BTS diététique, titre professionnel développeur web ou master… Pas un profil ne se ressemble. « Le campus est ouvert à tout le monde, explique Valentine Liégaux, tutrice pédagogique et coordinatrice du campus. Nous accueillons beaucoup de personnes en reconversion ou en reprise d'études. Mais d’autres viennent d'avoir le bac et choisissent de se former à distance. Ca peut être parce qu'ils ont envie de rester chez eux, ou parce que le logement est trop cher dans les grandes villes. D’autres encore parce qu’ils rencontrent des problématiques comme des troubles du spectre autistique ou une phobie scolaire ». 

Un accompagnement sur-mesure

Un campus connecté est un lieu d'études accessible gratuitement, labellisé par le ministère de l'Enseignement supérieur et de la recherche qui permet de suivre une formation post-bac à distance. Il met à disposition des salles de travail connectées, du matériel bureautique, prête des ordinateurs portables si besoin. Mais surtout propose un tutorat sur-mesure. « Tous les étudiants n'ont pas les mêmes besoins, explique Valentine Liégaux. Certains recherchent juste un cadre de travail pour se concentrer. D'autres ont vraiment besoin d'aide sur de la méthode et de l'organisation. Le ministère a fixé un nombre maximum de 20 étudiants par campus pour qu’on ait un tutorat de qualité. »

Pour adapter son accompagnement au public reçu, la tutrice commence par un entretien avec chaque nouveau venu. « A chaque inscription, je prends le temps de sonder les besoins de la personne. Je lui fais remplir un questionnaire sur ses habitudes de travail. Je vais aussi essayer de comprendre comment est organisée sa formation, s’il y aura des stages, quels sont les dates et le type d'examens… Comme ça je sais ce à quoi je dois être vigilante. »
En fonction des besoins repérés, Valentine ajuste ensuite son tutorat. Elle sollicite plus souvent certaines personnes qui ont besoin d’être suivies, vérifie leur avancement dans la formation, tout en étant présente pour celles qui lui demandent de l’aide ponctuellement. 

Temps individuels et ateliers collectifs

Au campus, une partie de l’accompagnement est individuel. La tutrice relit avec certain·es étudiant·es des cours ou des consignes, les entraîne aux oraux, planifie avec eux leurs révisions du semestre ou les épaule dans la recherche de stage… Lorsque les questions portent sur des notions vues en cours, elle peut également rechercher des enseignant·es ou des professionnel·les extérieur·es aptes à apporter un complément d’explication.

Elle organise aussi des temps collectifs. « En fonction des besoins, je peux proposer des ateliers d’anglais ou d’orthographe, ou des ateliers sur de la méthodologie, des techniques d'apprentissage, du partage de pratiques… […]  Acquérir une méthodologie d'apprentissage n’est pas inné, poursuit-elle. Savoir organiser son temps, répartir ses tâches dans la semaine ou sur l’année… Parfois, c'est difficile de trouver les clés tout seul. »

Enfin, autre rôle non négligeable de Valentine : favoriser la dynamique de groupe au sein du campus en organisant avec les étudiant·es des temps conviviaux. « Même ceux qui n'ont pas besoin d'aide ont besoin de voir du monde. Ils se sont rendu compte que tout seuls chez eux, c'était difficile de se motiver. Ici, on fait une pause ensemble, on prend des nouvelles les uns les autres, on se remotive pour se remettre au travail… Ca fait du bien moralement à tout le monde. »

Témoignage : Théo, étudiant au Campus connecté de Redon

Après un DUT Carrières sociales, une licence pro de ludothécaire et quelques années à travailler dans un bar à jeux, Théo Forcet a décidé de se réorienter. « L’idée de transmission me plaisait, j’ai donc décidé de me diriger vers l’enseignement », explique-t-il. 
Théo prépare alors une L1 et une L2 de mathématiques à distance chez lui puis découvre le campus connecté en déménageant à Redon. « Le campus connecté me semble une évidence, je ne vois pas à qui ça ne pourrait pas convenir. C’est extrêmement libre : il faut juste être présent 12 heures par semaine. On s’inscrit et on vient quand on veut ». 
« Au campus, j’ai gagné en concentration et en efficacité, résume-t-il. Il y a aussi le plaisir d’avoir des gens autour de soi qui ont un vécu similaire et sont dans le même état d’esprit. Ils représentent aussi un regard social et donc une injonction à travailler. On est moins tenté de se dire « aujourd’hui, j’en fais un peu moins ». Et puis, Valentine est aux petits soins, elle est disponible dès qu’on a besoin de quelque chose ».



 

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