Comment choisir sa formation et son établissement ?
Comment choisir sa formation et son établissement ?
Diplômes reconnus par l’État, certificats d’école, titres professionnels… Difficile de se repérer parmi l’offre de formations disponible sur Parcoursup. Certains critères peuvent vous aider à faire votre choix, notamment le statut du diplôme et celui de l’établissement qui le propose.
Avant de choisir une formation, plusieurs critères doivent être pris en compte. C’est le cas du statut du diplôme et de l’établissement de formation. Ils pourront avoir des incidences sur le coût de votre scolarité, la possibilité ou non de poursuivre ensuite des études ou encore la reconnaissance de votre niveau de qualification sur le marché du travail. Voici quelques explications pour mieux décrypter les informations sur Parcoursup.
Les diplômes nationaux
Ils sont délivrés par un ministère (Éducation nationale, Enseignement supérieur, Agriculture, Culture, Santé…) et ont la même valeur partout en France. C’est le cas des BTS (brevets de technicien supérieur), BUT (bachelors universitaires de technologie), diplômes d’État, licences, masters…
Ces diplômes vous apporteront un niveau de qualification officiel reconnu par les employeurs. Ils vous donneront aussi la possibilité de poursuivre des études à un niveau supérieur en France mais également en Europe.
Vous pouvez préparer un diplôme national dans un établissement public mais aussi privé sous contrat avec l’État ou hors contrat. Quel que soit votre établissement, l’examen que vous passerez pour obtenir votre diplôme sera validé par l’État.
Les diplômes visés par l’État
Pour ces diplômes, l’État examine le programme de la formation, les critères de sélection, les modalités d’examen, les moyens matériels et humains (composition de l’équipe enseignante, par exemple)… avant d’accorder son visa pour une durée de 6 ans maximum. C’est un gage de qualité.
Certains diplômes visés par l’État obtiennent un grade de licence ou de master, ce qui permet d’avoir un niveau reconnu pour poursuivre ensuite des études dans d’autres établissements.
Les diplômes d’ingénieur
Le titre d’ingénieur est protégé par la loi. Les écoles qui le délivrent, qu’elles soient publiques ou privées, ont une autorisation de la CTI, la Commission des titres d’ingénieur. Elles ont donc été évaluées sur de nombreux critères par des experts. Le diplôme d'ingénieur donne le grade de master, ce qui permet de poursuivre des études en doctorat.
Les attestations, diplômes ou certificats d’école
Ces attestations ne sont pas contrôlées par l’État et ne bénéficient donc pas de sa reconnaissance officielle. Il est important de vous renseigner sur la qualité des formations et leurs débouchés en interrogeant des professionnels du secteur par exemple.
Les titres inscrits au RNCP
Certains établissements obtiennent l’inscription de leur titre ou certificat d’école au RNCP (le Répertoire national des certifications professionnelles).
Un titre inscrit donne la garantie d’avoir un niveau de qualification reconnu sur le marché du travail mais ne permet pas forcément de poursuivre ensuite des études.
Vous pouvez retrouver l’ensemble de ces titres sur le site www.francecompetences.fr. Un titre est enregistré pour 5 ans maximum. Il faut donc bien vérifier sur le site de France Compétences que son inscription est toujours en cours de validité et que l’établissement que vous visez est bien habilité à le préparer.
Les établissements publics
Ils dépendent de l’État (des ministères de l’Éducation nationale, de l’Agriculture, de la Mer, de l’Enseignement supérieur ou de la culture…) et délivrent des diplômes nationaux. L’État garantit la qualité de l’enseignement qui y est dispensé.
Les établissements privés sous contrat
Ces établissements sont reconnus par l’État. Ils sont en effet sous contrat d’association avec l’État qui rémunère leurs enseignant∙es. L’enseignement dispensé suit les règles et les programmes de l’Éducation nationale et offre la même garantie pédagogique que dans les établissements publics.
Les établissements consulaires
Ils dépendent des CCI (Chambres de commerce et d’industrie) ou des CMA (Chambres de métiers et de l’artisanat) et sont reconnus par l’État. Ils préparent des diplômes nationaux ou leurs propres certificats et diplômes pour lesquels ils peuvent demander à l’État une reconnaissance (un visa). C’est le cas des écoles de commerce, par exemple.
Les établissements privés reconnus par l’État
Ce sont surtout des écoles de commerce et de management ou des écoles d’ingénieurs privées. Leur fonctionnement, leurs programmes, leur personnel enseignant font l’objet d’un audit de l’État. Ces établissements peuvent délivrer un diplôme visé ou un diplôme ayant l’équivalent d’un grade universitaire (grade de licence, grade de master…)
Les établissements privés hors contrat
Ils n’ont pas signé d’accord avec le ministère et ne perçoivent aucune subvention de l’État. Certains établissements peuvent préparer des diplômes nationaux (BTS, diplômes d’État…) ou proposer leurs propres formations (certificats d’école).
N’ayant pas signé de contrat avec l’État, ils sont moins contrôlés et libres dans les modalités de recrutement de leurs équipes pédagogiques. Les coûts de scolarité y sont généralement élevés.