Chef/fe d'exploitation d'usine d'incinération

  • Synonyme : responsable d'exploitation d'usine d'incinération responsable d'usine de valorisation énergétique
  • Métiers associés : Responsable de site de traitement des déchets
  • Niveau Master, Ingénieur, Doctorat salarié ; fonctionnaire

Le chef ou la cheffe d'exploitation d'usine d'incinération est responsable sur son site. L'incinération consiste à brûler à plus de 1 000°C les déchets ménagers qui ne peuvent être recyclés. Il ou elle dirige les techniciens et s'assure que le traitement par le feu s'effectue selon des règles établies, dans le respect de l'environnement. Il ou elle vérifie que les déchets reçus sont conformes (non-radioactifs, par exemple) et supervise l'alimentation des fours. Gérer un budget et commercialiser l'énergie éventuellement produite par la combustion (source de chaleur ou d'électricité) est aussi sa mission. De même qu'organiser la valorisation des mâchefers : les résidus issus de la combustion (métaux, verre, silice, calcaire). Le chef ou la cheffe d'exploitation scrute les résultats des analyses chimiques effectuées chaque jour et donne éventuellement des directives pour améliorer les process. Pas question que les fumées de l'usine polluent l'environnement de manière excessive : la préfecture peut en effet fermer une usine d'incinération qui ne respecterait pas les règles. Ce ou cette responsable travaille dans une entreprise spécialisée dans le traitement des déchets ou dans une collectivité territoriale (le plus souvent une grande ville), qui gère son usine en régie directe.

Le métier en détail

Une large autonomie

Le chef ou la cheffe d'exploitation d'usine d'incinération partage son temps entre l'usine, les rendez-vous avec les clients et les visites à ses interlocuteurs institutionnels. Il accueille les services de la préfecture lorsqu'ils viennent inspecter le niveau de sécurité et de respect de l'environnement. Il ou elle rencontre les responsables d'encadrement des autres usines de son groupe industriel, afin de profiter de retours d'expériences éventuels. Au quotidien, il ou elle garde une large autonomie dans l'organisation de son travail. Mais cette autonomie induit une forte responsabilité. Ce professionnel ou cette professionnelle est responsable de son usine quoi qu'il arrive.

Des astreintes

Les fours fonctionnent en continu, y compris le week-end. En cas de grosse panne, le chef ou la cheffe d'exploitation d'usine d'incinération peut avoir à assurer une permanence.

Différents statuts

La plupart du temps salariés du secteur privé, les chefs d'exploitation d'usine d'incinération peuvent aussi travailler pour une collectivité territoriale (commune, communauté de communes...) qui a choisi l'exploitation en régie directe. Dans ce dernier cas, les chefs d'exploitation d'usine d'incinération sont des fonctionnaires cadres (catégorie A) de la filière technique territoriale.

Gérer équipes et budget

Le chef ou la cheffe d'exploitation d'usine d'incinération est un dirigeant ou une dirigeante d'entreprise. Il ou elle supervise le travail de ses équipes, élabore et suit le budget de son usine, en intégrant le coût d'exploitation et celui de la vente de l'électricité et de la chaleur produites. La vapeur d'eau, par exemple, peut être utilisée pour chauffer des bâtiments (logements, hôpitaux, etc.) situés à proximité.

Savoir rédiger

Il ou elle consigne par écrit les résultats d'exploitation. Des tableaux de bord remplis d'indicateurs techniques (quantité de déchets traités, eau, gaz et électricité consommés, énergie produite...), de résultats financiers ou de données liées au personnel sont analysés.

Assurer une veille technologique

Ce métier exige de s'adapter à l'évolution des techniques de traitement (en biotechnologie, notamment), afin d'optimiser l'utilisation de l'énergie électrique et des produits de traitement. Il faut aussi veiller au respect des normes environnementales (certification SO14001, par exemple) et de la réglementation : l'utilisation de produits chimiques et/ou toxiques demande une application stricte des consignes de sécurité et une parfaite connaissance du matériel de protection (dosimètre, masque à gaz, vêtements de protection...).

Le chef ou la cheffe d'exploitation d'usine d'incinération a suivi une formation de niveau bac + 5 au minimum.

Niveau bac + 5

Master dans les domaines de la gestion, du traitement et de la valorisation des déchets ; du génie des procédés ; du génie thermique ; de la chimie ; de l'électricité ; des automatismes ; de l'environnement industriel ; des fluides et énergie...

Diplôme d'ingénieur dans les domaines de la gestion, du traitement et de la valorisation des déchets ; du génie des procédés ; du génie thermique ; de la chimie ; de l'électricité des automatismes ; de l'environnement industriel ; des fluides et énergie...

Niveau bac + 6

Mastère spécialisé en gestion, traitement et valorisation des déchets

Salaire

Salaire du débutant

A partir de 1827 euros brut par mois, pour un ingénieur territorial

Intégrer le marché du travail

Dans un grand groupe industriel

Les chefs d'exploitation d'usine d'incinération sont généralement employés par de grands groupes industriels spécialisés dans le traitement des déchets : Veolia, Suez, Séché, etc. Toutefois, les recrutements restent limités. Il est possible d'évoluer au sein d'un grand groupe. Le ou la responsable d'exploitation peut devenir directeur ou directrice de site. L'évolution vers d'autres responsabilités, comme la direction d'équipes plus importantes, est envisageable de même que la mobilité géographique.

En collectivité locale

Dans le secteur public, ils interviennent lorsqu'une usine d'incinération est gérée en régie directe par une collectivité. Les villes de Dijon, Rennes ou Toulon ont, par exemples, transformé leur usine d'incinération en unité de valorisation énergétique, en la raccordant à un réseau de chaleur urbain (chauffage). À Dijon, une trentaine d'agents travaillent sous la responsabilité d'un directeur de site. Dans la fonction publique territoriale, le recrutement s'effectue sur concours. L'évolution de carrière dépend ensuite de la réussite à des concours internes.

En Bretagne

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