Fleuriste

Bouquets à offrir, plantes vertes dépolluantes pour assainir une pièce, composition florale pour décorer une table : les occasions ne manquent pas de rendre visite à son fleuriste. Tôt le matin, celui-ci se rend aux halles pour s'approvisionner en fleurs coupées, plantes vertes et arbustes. Il veille à ne pas les abîmer pendant le transport et les stocke dans des conditions idéales de température et de lumière. Des notions de botanique sont alors utiles. Maniant les ciseaux avec dextérité, le fleuriste fait preuve de sens esthétique. Il sait marier les différentes essences, formes et couleurs.

Iframe

Le métier en détail

De longues journées

La journée d'un fleuriste commence souvent à l'aube pour faire son marché chez le grossiste ou réceptionner les commandes. Le soir, une fois le magasin fermé (rarement avant 19 h 30), la journée se poursuit par l'évaluation des stocks, le rangement et le nettoyage. Fidèle au poste les samedis, dimanches et jours fériés, il réalise ses meilleurs chiffres de vente les jours de fête.

Un métier créatif mais exigeant

Le plaisir de créer des compositions originales compense les conditions de travail exigeantes. Debout la plupart du temps, le fleuriste travaille le plus souvent dans un local froid (13 °C en moyenne) et humide, pour conserver aux fleurs leur fraîcheur. Frileux s'abstenir !

Autres contraintes quotidiennes : le port de charges lourdes et le travail à mains nues. Dans ce métier, on peut se piquer et se couper. Les mains, tantôt dans l'eau, tantôt dans la terre, sont mises à rude épreuve.

Beaucoup d'indépendants

Bien que le statut de commerçant indépendant implique plus de responsabilités que celui d'employé, la plupart des fleuristes choisissent de travailler à leur compte.

Botaniste et horticulteur

Pour exercer ce métier, il faut aimer les fleurs (et ne pas être allergique au pollen...), mais ce n'est en aucun cas suffisant. Technicien avant tout, le fleuriste doit avoir de solides connaissances en botanique et en horticulture. Il connaît près de 300 noms de fleurs et de plantes et les soins adaptés à chacune d'entre elles.

Gestionnaire et vendeur

Diriger une boutique nécessite de l'organisation et une bonne aptitude à la gestion (suivi des commandes, des stocks, recettes...). Qu'il s'agisse d'une commande pour un deuil, un mariage ou une naissance, le fleuriste doit s'adapter aux personnes et aux situations. Le sens du contact et du commerce est indispensable pour fidéliser la clientèle.

Une touche artistique

D'autres qualités telles que la créativité, le sens artistique, la capacité à jouer avec les tendances du moment et à inventer des compositions originales... font toute la différence. Du bouquet offert pour un rendez-vous amoureux au décor de table ou à la couronne mortuaire, au fleuriste de trouver la réponse adaptée.

Le CAP (certificat d'aptitude professionnelle) fleuriste est le diplôme de référence pour exercer ce métier. Il se prépare souvent en apprentissage. Habituellement préparé en 2 ans, il peut aussi être obtenu en 1 an après un diplôme de niveau bac. Il existe d'autres diplômes pour se perfectionner en art floral ou pour s'installer à son compte ; c'est le cas du BP (brevet professionnel) et du BTM (brevet technique des métiers).

Après la 3e

CAP fleuriste

Niveau bac

BP fleuriste

Bac pro technicien conseil, vente univers jardinerie

Niveau bac + 2

BM fleuriste

Salaire

Salaire du débutant

A partir de 1823 euros brut par mois

Intégrer le marché du travail

Boutique ou hypermarché

Chaque année, 1000 à 1300 postes de fleuriste sont à pourvoir.

Dans les petits commerces tout d'abord : on compte 14 000 boutiques traditionnelles, qui représentent la majorité des points de vente et emploient plus de 85 % des salariés.

Dans les grandes surfaces ensuite : le développement de rayons de fleurs et de plantes dans les hypermarchés et les jardineries des galeries marchandes a créé des emplois. À noter, aussi, le développement des fleuristes franchisés (qui gèrent un magasin appartenant à une grande enseigne).

Des évolutions de carrière

Un fleuriste débute comme employé en grande surface ou dans une jardinerie. Il peut, à moyen terme, prendre la responsabilité d'un rayon floral, devenir conseiller technique de vente pour l'horticulture ou vendeur spécialisé en pépinière. L'évolution la plus courante est de créer ou de reprendre un fonds de commerce pour diriger son propre magasin : ainsi, 75 % des salariés se mettent à leur compte après quelques années d'expérience.

En Bretagne

Retour en haut de page