Infirmier/ère humanitaire

  • Métiers associés : Infirmier/ère
  • Niveau Licence, Licence Pro contrat de volontariat

L'infirmier humanitaire a plusieurs cordes à son arc mais, avant toute chose, il doit posséder une résistance à toute épreuve. Pays, types d'intervention... aucune mission ne ressemble à une autre. Qu'il exerce dans un camp de réfugiés, un centre de nutrition ou un hôpital local, l'infirmier humanitaire doit faire preuve d'une grande adaptabilité. D'autant qu'il travaille dans des situations compliquées : guerre, famine ou catastrophe naturelle. Organisé, il sait planifier une campagne de vaccinations ou gérer un stock de médicaments. Il joue aussi un rôle important de superviseur et de formateur. Lorsqu'il est en mission, ce n'est donc pas forcément sa tâche première d'être auprès des patients, et son quotidien est très différent de ce que fait un infirmier dans un contexte ordinaire. Les soins sont alors assurés par le personnel soignant local. Son but : qu'il soit autonome au moment où l'équipe repartira. Les ONG (organisations non gouvernementales) sont friandes des compétences paramédicales des infirmiers. Elles recrutent des professionnels ayant au moins 2 ans d'expérience.

Le métier en détail

Au plus près des populations

Les conditions de travail et de vie quotidienne sont très variables selon les missions. Dans le cadre d'un programme d'urgence ou de développement, l'infirmier humanitaire exerce dans un dispensaire, un hôpital, un camp de réfugiés ou un centre nutritionnel thérapeutique. En urgence, il peut intervenir lors de conflits armés, de tremblements de terre, d'inondations, d'épidémies... Le plus souvent, il doit s'adapter à la situation et faire avec des moyens matériels et humains limités.

Avec des équipes locales

Consultations et soins, campagnes de vaccinations, enquêtes épidémiologiques, enquêtes nutritionnelles, réunions d'information et de formation : autant d'actions mises en oeuvre pour répondre à tel ou tel programme dans un pays défavorisé. En appui du médecin, l'infirmier encadre souvent une équipe locale qui peut rassembler jusqu'à 50 personnes.

Résistant et adaptable

L'infirmier humanitaire peut assurer des gardes, de jour comme de nuit, 7 jours sur 7. Les conditions de vie sont souvent précaires et l'équipement médical rudimentaire. L'infirmier doit s'adapter au contexte de la mission, au matériel et au personnel local, parfois peu formé. Même si les conditions sont difficiles, la qualité des soins et la sécurité des patients doivent être assurées. En situation de crise, les conditions sont éprouvantes. Pour éviter une surcharge de stress, les missions sont alors limitées dans le temps.

Autonome et solidaire

Il doit faire preuve de beaucoup plus d'autonomie et d'initiative qu'un infirmier travaillant dans un contexte ordinaire. C'est pourquoi, avant de s'engager, il doit justifier d'une expérience dans sa profession d'au moins 2 ans. Un passage par l'intérim est perçu comme un gage d'adaptabilité.

Aimant la vie en communauté

Participer à une mission humanitaire implique de vivre, en permanence, en collectivité. On fréquente donc les mêmes personnes dans la journée et le soir. Travailler en équipe comporte des contraintes mais aussi des avantages. Cela permet d'échanger sur les malades, de décompresser et de ne pas se sentir isolé face à la détresse humaine.

Pour exercer ce métier, il faut obtenir le diplôme d'État d'infirmier, délivré par les Ifsi (instituts de formation aux soins infirmiers). Le diplôme d'État est désormais reconnu au niveau bac + 3. Les auxiliaires de puériculture et les aides-soignants justifiant de 3 ans d'expérience peuvent se présenter à un examen d'admission spécifique et bénéficier d'une dispense de certaines unités de formation.

Niveau bac + 3

Diplôme d'État d'infirmier.

Exemple de formations requises

Salaire

Salaire du débutant

De 100 à 800 euros d'indemnités pour les volontaires de solidarité internationale, hors prise en charge du transport, du logement et de la nourriture, auxquels s'ajoute une indemnité supplémentaire liée à l'affectation à l'étranger, variable selon les pays

Intégrer le marché du travail

Surtout des volontaires

La plupart des ONG (organisations non gouvernementales) recrutent leur personnel expatrié sous statut de volontaire de la solidarité internationale. Dans ce cadre, ceux-ci touchent une indemnité mensuelle et bénéficient de la prise en charge du transport, de l'hébergement et des frais de vie sur place, ainsi que d'une couverture sociale.

Médecins sans frontières

Les personnels paramédicaux ont des compétences très recherchées par les ONG. Infirmiers, masseurs-kinésithérapeutes, ergothérapeutes, laborantins, puériculteurs et, par extension, sages-femmes représentent environ 7 % des volontaires en mission.

Gérer sa carrière

Les missions durent en moyenne de 6 à 12 mois. Le volontariat paramédical s'insère relativement facilement dans la continuité d'une carrière. Certains infirmiers alternent périodes d'intérim en France et missions sur le terrain. Les infirmiers hospitaliers peuvent demander des périodes de disponibilité. Avec de l'expérience, on peut accéder à des fonctions de coordination de missions. Autres possibilités : suivre une formation complémentaire pour devenir puériculteur, infirmier-anesthésiste...

En Bretagne

Métiers proches

Retour en haut de page