Ingénieur/e analyste de l'air

  • Synonyme : chargé/e d'études en qualité de l'air ingénieur/e de recherche en analyse de l'air ingénieur/e en environnement atmosphérique ingénieur/e qualité de l'air
  • Métiers associés : Technicien/ne de mesure de la pollution
  • Niveau Master, Ingénieur, Doctorat fonctionnaire ; salarié

L'ingénieur ou l'ingénieure analyste de l'air surveille les particules que nous respirons. Lorsqu'il ou elle détecte une pollution importante, il lui faut en informer les pouvoirs publics et proposer des solutions pour améliorer la qualité de l'air. Particules fines, monoxyde de carbone, ozone... présentent des dangers pour la santé et nécessitent la mise en place de mesures spécifiques (la circulation alternée, par exemple...) qui sont préconisées par les ingénieurs analystes de l'air. Ils mettent en place des modèles informatiques pour prévoir la pollution sur le long terme et envisagent différents scénarios pour réduire les émissions de polluants. Ils encadrent une équipe de techniciens, chargés de recueillir les données des capteurs. Rigoureux, les analystes de l'air disposent d'un solide bagage scientifique en chimie pour interpréter correctement les résultats de leurs études d'impact. Ils exercent aussi un rôle de sensibilisation auprès du public en animant des réunions d'information. Dans l'industrie, il leur faut veiller à ce que leur entreprise ne dépasse pas les normes environnementales fixées en matière de pollution atmosphérique. Dans la recherche, ce métier consiste à mieux comprendre et réduire la pollution de l'air sur le long terme.

Le métier en détail

Travail en équipe

L'ingénieur ou l'ingénieure analyste de l'air supervise une équipe de techniciens spécialisés en mesure de la qualité de l'air. Il ou elle exerce un rôle d'encadrement et coordonne le travail depuis la commande d'une étude jusqu'à la publication des résultats. Souvent dans un bureau, il ou elle se déplace parfois sur le terrain et dans les airs : des relevés du taux de carbone dans l'atmosphère sont effectués en avion.

Dans le public et dans le privé

Lorsque l'analyste de l'air travaille au sein d'un organisme de recherche public, comme le CNRS (Centre national de la recherche scientifique), c'est comme fonctionnaire (catégorie A). Il est aussi possible d'être salarié/e du secteur privé, au sein d'une association agréée par l'État pour la surveillance de l'air. Il en existe une vingtaine en France, comme Airparif, chargée de contrôler les taux de particules fines, de dioxyde de soufre, de dioxyde d'azote et d'ozone en Ile-de-France. D'autres associations surveillent la radioactivité et le radon. Enfin, il existe des emplois salariés dans l'industrie et en bureaux d'études.

En laboratoire

Dans le cadre de ses activités, l'analyste de l'air est amené à intervenir en laboratoire. Dans l'industrie chimique par exemple, il ou elle travaille parfois en zone à atmosphère contrôlée. Le port d'équipements de protection est alors nécessaire.

Connaissances scientifiques et techniques

L'ingénieur ou l'ingénieure analyste de l'air a des connaissances pointues en chimie atmosphérique, en météorologie mais aussi en électronique et en informatique. Pour analyser les échantillons d'air prélevés, il ou elle se sert d'un matériel spécialisé, comme le spectromètre qui sépare les isotopes selon leur masse. Des bio-indicateurs sont aussi employés pour mesurer certains types de pollution. Dans la recherche, il peut être nécessaire d'utiliser l'anglais comme langue de travail. Il faut faire preuve de rigueur scientifique dans l'analyse des données et savoir rédiger des rapports (analyses, statistiques, recommandations).

Qualités relationnelles

Travaillant dans le secteur de l'environnement, l'ingénieur ou l'analyste de l'air connaît les normes en vigueur mises en place pour la protection des populations. Impliqués dans une démarche qualité, ces professionnels cherchent à anticiper les pollutions en informant le public. Il lui faut faire preuve de qualités relationnelles et être pédagogue lorsqu'il anime des réunions d'information.

Souvent chimiste de formation, l'ingénieur analyste de l'air possède un bac + 5.

Niveau bac + 5

Diplôme d'ingénieur en chimie ou en génie de l'environnement ou en qualité...

Master en risques et environnement, qualité, hygiène, sécurité voire génie industriel (parcours dans le domaine de la qualité de l'air)...

Salaire

Salaire du débutant

A partir de 2298 euros brut par mois, pour un chargé de recherche

Intégrer le marché du travail

Un métier avec des perspectives

La mesure de l'air (intérieur ou extérieur) s'est fortement développée à la suite de l'évolution de la réglementation qui prévoit aujourd'hui d'évaluer les émissions au niveau de chaque région. L'ingénieur ou l'ingénieure analyste de l'air travaille dans des organismes de recherche (publics et privés) comme le laboratoire national de métrologie et d'essais (LNE), des centres agréés pour la surveillance de l'air, dans l'industrie chimique, automobile, et en bureaux d'études. Dans l'industrie, il ou elle est le garant du respect de la législation : il lui faut trouver des solutions pour qu'une entreprise polluante réduise ses émissions et respecte les normes admises. Il ou elle peut devenir responsable de laboratoire d'analyse de l'air ou encore directeur d'un service avec la responsabilité de son budget.

Une ouverture à l'international

Dans la recherche, l'analyste de l'air peut travailler sur des problématiques internationales et échanger sur le résultat de ses travaux avec des équipes étrangères. Mieux comprendre le cycle du carbone, trouver le moyen de capturer les émissions de CO2... un enjeu planétaire.

En Bretagne

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