Ingénieur/e nucléaire

Du développement d'équipements ou d'installations nucléaires au démantèlement des centrales, en passant par la sûreté et la prévention des risques, différents profils d'ingénieurs nucléaires se côtoient. Leur fonction : réaliser des études ou des essais, faire du suivi d'ingénierie, piloter des process, effectuer des contrôles... Ils peuvent ainsi participer à la conception ou à la modernisation des réacteurs, superviser le recyclage du combustible usé, organiser la production au sein d'une centrale, contrôler l'état de fonctionnement des matériels...

Le métier en détail

Le plus souvent salarié

L'ingénieur nucléaire est le plus souvent un cadre salarié par un grand groupe ou une PME (petite et moyenne entreprise) du secteur. Lorsqu'il exerce comme inspecteur pour un organisme de contrôle comme l'ASN (Autorité de sûreté nucléaire), il peut avoir le statut de fonctionnaire, de contractuel de la fonction publique ou d'agent mis à disposition.

En bureau d'études, mais pas seulement

L'ingénieur nucléaire qui conçoivent des équipements et des installations travaillent en bureau d'études. Ils peuvent utiliser des logiciels de CAO ou de DAO (conception et dessin assistés par ordinateur). Lorsqu'un chantier débute, ils assurent l'interface avec les professionnels de l'ingénierie et sont amenés à se déplacer. De même, les analyses d'incidents, les études de maintenance ou d'amélioration impliquent des interventions sur site.

Sur le terrain

Les métiers de la sûreté nucléaire et de la sécurité, et ceux de l'exploitation s'exercent au sein des centrales nucléaires. Le chef d'exploitation encadre une équipe d'opérateurs et de techniciens qui travaillent en 3x8 (roulement de 8 h consécutives par 3 équipes sur un même poste). Ces professionnels peuvent être en relation avec des experts, des partenaires sous-traitants, des clients français ou étrangers. Pour certains postes, des déplacements hors de l'Hexagone sont à prévoir.

Une palette de spécialités

La physique des réacteurs nucléaires fait appel à des compétences en neutronique, thermohydraulique, matériaux. Le domaine du cycle du combustible nécessite des connaissances en chimie. D'autres domaines comme la mécanique, l'électrotechnique, le contrôle commande, la sûreté nucléaire, la radioprotection et l'environnement sont mobilisés, selon les postes. Par ailleurs, les grands groupes offrent une formation complémentaire adaptée au métier. Ainsi, la conduite d'installations nucléaires nécessite 2 à 3 ans de formation.

Rigueur et sens des responsabilités

Confronté à des problématiques diverses, l'ingénieur nucléaire a le sens de l'analyse et de la synthèse. Son domaine d'intervention étant exposé à des risques majeurs, il doit faire preuve de la plus grande rigueur. La prise de responsabilités, souvent rapide, fait appel à l'esprit d'initiative. Et à la capacité à coordonner une équipe pour les postes d'encadrement.

Ouverture à l'international

Certains postes s'exercent dans un environnement multiculturel, exigeant la maîtrise de l'anglais.

Si les ingénieurs généralistes ont la cote, les employeurs ouvrent également leurs portes aux ingénieurs spécialisés... et aux titulaires de master.

Niveau bac + 5

Diplôme d'ingénieur généraliste

Diplôme d'ingénieur spécialisé en génie atomique, mécanique, électricité, électromécanique, automatismes, énergie, chimie ou génie chimique, risques industriels, ingénierie de l'énergie nucléaire...

Master en physique nucléaire, énergie nucléaire et subatomique, matériaux pour le nucléaire, ingénierie pour le nucléaire, énergétique, génie électrique, mécanique, thermohydraulique, génie chimique, environnement et radioprotection...

Salaire

Salaire du débutant

Entre 3100 et 2920 euros brut par mois, selon la spécialité de l'ingénieur nucléaire

Intégrer le marché du travail

220 000 emplois

La filière nucléaire, qui produit 75 % de l'électricité consommée en France, compte 220 000 salariés. Les emplois se trouvent principalement dans les grands groupes (EDF, Framatome, Engie, Orano), les bureaux d'études et d'ingénierie et dans les 3 000 PME (petites et moyennes entreprises) spécialisées dans le nucléaire. On rencontre aussi les ingénieurs nucléaires au CEA (Commissariat à l'énergie atomique et aux énergies alternatives), à l'IRSN (Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire), à l'ASN (Autorité de sûreté nucléaire).

Des parcours à la carte

Les recrutements sont portés par les projets de déconstruction ou de rénovation des centrales. Entre 2015 et 2018, la filière nucléaire française a ainsi recruté 30 000 personnes, dont 9 000 cadres et alternants. L'apprentissage, les missions de VIE (volontariat international en entreprise), les stages... sont autant de moyens pour mettre un pied dans les entreprises du secteur... sachant que les grands groupes offrent aussi la possibilité de suivre des parcours personnalisés : coaching (mentorat) d'intégration, formation interne très développée, évolutions professionnelles variées. Plus de la moitié des entreprises développant des projets à l'international, il est aussi possible de s'expatrier.

En Bretagne

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