Surtout compta-finance
Le coeur de la profession concerne l'audit comptable et financier, mais il y a aussi des audits externes sociaux, RSE (responsabilité sociétale des entreprises), environnementaux, informatiques, etc. Dans tous les cas il faut réunir, en amont, les documents à auditer, le rapport de l'audit précédent, les fiches de procédures, le système de management, les normes du secteur, etc. Cela implique de rencontrer différents professionnels de l'entreprise cliente.
Éplucher les comptes
L'auditeur ou l'auditrice externe débute souvent par le contrôle des comptes et l'information financière des sociétés clientes. Piloté/e par son manager au cabinet, l'auditeur ou l'auditrice junior effectue une partie des vérifications en épluchant factures et relevés bancaires, à la recherche d'incohérences. Il ou elle évalue aussi les stocks et effectue des tests pour vérifier les états financiers de l'entreprise cliente. Ses missions durent généralement quelques semaines et permettent d'acquérir les bases du métier.
Réunions et rapports
Les tâches de l'auditeur ou de l'auditrice ont tendance à se complexifier et prennent désormais en compte les systèmes d'information. Réunions de travail et rédaction de rapports ponctuent les missions d'audit qui se concluent généralement par une présentation et l'identification d'axes d'amélioration.
Vite et bien
L'examen des comptes a généralement lieu durant le 1er trimestre d'une année. Pour respecter les délais, c'est dès l'automne précédent que se prépare le « terrain », en évaluant la qualité de l'information financière fournie par les entreprises. L'approximation n'est pas de rigueur et des déplacements sont également à prévoir, car une grande partie du travail s'effectue chez l'entreprise cliente. Au fil des missions, l'auditeur ou l'auditrice externe acquière de l'expérience en changeant d'entreprise et de secteur (industrie, service, santé, etc.), ce qui est très formateur.
Des cabinets hiérarchisés
Le cabinet d'audit offre un univers de travail hiérarchisé, même si l'initiative est favorisée. Chaque mission fait l'objet d'une évaluation, synthétisée en fin d'année. Un système compétitif mais qui permet d'évoluer rapidement, d'autant que la formation interne est souvent très développée.
Les Big Four et les autres
Quatre réseaux de cabinets de dimension internationale (Deloitte ; Ernst & Young ; Pricewaterhouse Coopers ; KPMG) font plus de la moitié du chiffre d'affaires du secteur. Organisés en pôles, ils encouragent la mobilité géographique. Autour de ces géants de l'audit, gravitent des cabinets plus ou moins grands. On en compte en tout plus de 19 200 en France.