Matelot à la pêche

  • Synonyme : marin-pêcheur

De la pêche au traitement des captures, en passant par la conduite du navire (bateau destiné à la navigation maritime) et son entretien, le matelot à la pêche est un polyvalent de la mer, surtout quand l'équipage est réduit.

Niveau d'étude minimal requis

Niveau CAP, BEP

Statut professionnel

salarié

Assurer toutes les activités liées à la pêche

Quelle que soit la technique de pêche pratiquée (à la drague, à la palangre, à la senne coulissante, à la nasse ou au casier, au filet maillant, au chalut...), le matelot participe à l'ensemble des activités qui lui sont liées : détection des bancs de poissons, surveillance, préparation, mise à l'eau et relève des engins de pêche (sennes, filets maillants encerclants, filets maillants dormants, filets filtrants, éperviers, barrages, lignes et hameçons...), traitement de la pêche (tri, préparation, éviscération, conditionnement) et stockage jusqu'au retour au port.

Entretenir le bateau

En plus de participer aux manœuvres du bateau, le matelot à la pêche effectue son entretien (nettoyage du pont et du carré équipage, petits travaux de peinture) ainsi que celui du matériel à bord. Il peut même cuisiner pour tout l'équipage.

Assurer la sécurité à bord

Le matelot participe aux quarts (roulements de 4 h) à la passerelle, assure la sécurité de l'équipage et du bateau en surveillant les dangers éventuels (rochers, débris, trafic...), particulièrement la nuit en cas de mauvais temps.

 

Pêche spécialisée

En fonction de la taille du bateau (de moins de 12 m à plus de 70 m), de la taille de l'équipage (de 2 à 50 hommes), de la durée des sorties en mer (moins de 24 h en petite pêche avec un équipage de 1 à 3 hommes, jusqu'à plusieurs mois avec un équipage de 50 hommes sur un navire usine), de la zone géographique de pêche (océans Atlantique, Indien, Pacifique... Manche, mers du Nord, Méditerranée, des Caraïbes, etc.), le matelot est spécialisé dans la pêche de crustacés, de coquillages, de poissons... en vue d'un type de vente (produits frais ou congelés, entiers ou en filets,au détail ou pour la transformation industrielle).

Passion et discipline

Cœur et corps bien accrochés sont indispensables pour vivre sereinement sa passion tout en s'adaptant aux exigences du travail en mer, comme par exemple l'éloignement du domicile familial pour une période plus ou moins longue, les conditions climatiques (houle, vagues, vent, embruns...), la vie en collectivité, la discipline à bord...

Rémunération minimale garantie

Travaillant en équipe par quart (roulement de 4 h) y compris la nuit, le matelot peut enchaîner plusieurs jours dans pouvoir se reposer ou, au contraire, enchaîner plusieurs jours sans travailler, faute de poissons. Pour éviter des mois sans paye, les marins perçoivent désormais une rémunération minimale garantie: 93, 76 € bruts par jour de mer (source: Observatoire des droits des marins, mai 2021).

Santé et adaptabilité

Exerçant un métier physiquement difficile, le matelot doit posséder une excellente santé et de l'endurance. D'autre part, il doit savoir s'adapter aux exigences du travail en mer : éloignement du domicile familial, vie en collectivité, discipline, conditions climatiques, rythme et horaires de travail atypiques...

Une visite médicale est donc obligatoire avant toute formation maritime, puis doit être renouvelée tous les ans.

Visite médicale obligatoire

C'est parce que leur métier est reconnu comme étant à haut risque que les marins doivent satisfaire à des conditions d'aptitude physique, définies sur le plan international, qui garantissent qu'ils sont aptes à remplir les fonctions pour lesquelles ils sont désignés à bord, pour assurer leur propre sécurité, celle des autres membres de l'équipage et celle du navire et de l'environnement. Cette aptitude physique est évaluée au cours d'une visite médicale (passée avec un médecin du service de santé des gens de mer, seul habilité à statuer en France) avant toute inscription dans un centre de formation maritime, quel qu'il soit, faute de quoi, le candidat s'expose à être éventuellement déclaré inapte et devoir changer de métier. En cours de carrière, l'aptitude des marins sera vérifiée tous les ans.

Les techniques de navigation et de pêche mais également la gestion des ressources naturelles demandent une qualification de plus en plus spécifique.

Après la 3e

CAP maritime

Niveau bac

Bac professionnel conduite et gestion des entreprises maritimes-pêche ; électromécanicien marine

Niveau bac + 2

BTS maritime pêche et gestion de l'environnement marin

Salaire

Salaire du débutant

Du Smic jusqu'à 3800 euros brut par mois. Différents facteurs (quantité pêchée, valeur des captures, prix de vente, prix du carburant pour le bateau...) expliquent ces variations de rémunération.

Intégrer le marché du travail

Évoluer au sein des marins pêcheurs

Le secteur de la pêche maritime recrute. De nombreux postes sont à pourvoir dans les années à venir dans toutes les fonctions occupées à bord. Le métier de matelot, porte d'entrée vers le métier de marin pêcheur, offre ainsi de nombreuses perspectives d'évolution : "bosco" (maître d'équipage), patron pêcheur, voire même capitaine, après quelques années d'expérience et grâce à la formation continue, véritable ascenseur social dans le domaine de la pêche. Attention : l'achat d'un bateau peut coûter jusqu'à plusieurs millions d'euros.

... ou changer de cap

Le matelot à la pêche peut aussi exercer dans la marine marchande, la plaisance professionnelle (yatching), une compagnie de ferrys ou encore revenir sur la terre ferme pour un poste dans les domaine de la mécanique, de la maintenance, du commerce...