Pharmacien/ne hospitalier/ère

  • Synonyme : pharmacien/ne exerçant au sein d’une pharmacie à usage intérieur pharmacien/ne exerçant au sein d’un service d’incendie et de secours pharmacien/ne exerçant en établissement de santé ou médico-social pharmacien/ne hygiéniste radiopharmacien/ne
  • Métiers associés : Biologiste médical/e
  • Niveau Master, Ingénieur, Doctorat salarié ; fonctionnaire

Au cœur du système de soins, le pharmacien hospitalier ou la pharmacienne hospitalière mène des activités variées en collaboration avec d’autres professionnels de santé, notamment des médecins, au sein des établissements de santé et médicosociaux publics et privés. Il ou elle contribue à la sécurisation de la prise en charge médicamenteuse des patients et à l’utilisation des dispositifs médicaux stériles.

Le métier en détail

Divers lieux d’exercice

Le pharmacien hospitalier ou la pharmacienne hospitalière travaille au sein d’une PUI (pharmacie à usage intérieur) rattachée à un établissement de santé, un établissement médicosocial ou un service d’incendie et de secours. Il assure ses missions de pharmacie clinique, avec l’équipe de soins dans les services de soins.

Horaires réguliers et astreintes

Les horaires de travail sont réguliers et correspondent aux horaires de fonctionnement de la PUI. Dans certains établissements, les pharmaciens hospitaliers peuvent participer à la permanence pharmaceutique, en assurant des gardes et des astreintes.

Travail d’équipe

Les pharmaciens hospitaliers exercent au sein d’une équipe pharmaceutique ou seuls, selon les cas. Ils encadrent d’autres catégories de professionnels : pharmaciens, étudiants en pharmacie, préparateurs en pharmacie hospitalière, infirmiers, magasiniers, techniciens et secrétaires.

Travail d’équipe et rigueur scientifique

Les pharmaciens hospitaliers travaillent en interaction avec d’autres professionnels de santé (médecins, biologistes, infirmiers… hospitaliers ou libéraux). Ils doivent faire preuve de rigueur et de précision scientifiques dans la réalisation de leurs missions.

Responsabilité à l’égard des patients et des professionnels de santé

En tant que scientifiques et spécialistes des médicaments et des dispositifs médicaux stériles, les pharmaciens hospitaliers sont responsables des actes pharmaceutiques qu’ils accomplissent et doivent régulièrement mettre à jour leurs compétences via des formations ou en participant à des congrès scientifiques.

Polyvalence professionnelle

Les pharmaciens hospitaliers interviennent dans des domaines divers, allant des médicaments aux dispositifs médicaux stériles. Ils associent la gestion, la préparation et la dispensation des médicaments à des actions de pharmacie clinique. Par exemple, ils réalisent des actions de « conciliation médicamenteuse » qui consistent à analyser le traitement pris par un patient hospitalisé pour en fournir ensuite un « bilan de médication » aux médecins, bilan qui confirme le traitement ou en propose des modifications.

Les études durent de 9 à 10 ans selon les options prises, après le bac et comportent des stages en France ou à l’étranger. Le cursus de pharmacie débute avec le PASS (parcours accès santé spécifique) ou la L.AS (licence accès santé) dans les universités. En fin de 3e année, il faut passer le DFGSP (diplôme de formation générale en sciences pharmaceutiques). En fin de 4e ou de 5e année, l’étudiant passe le concours d’internat. L’internat dure en moyenne 4 ans, voire plus, selon les options choisies (radiopharmacie, recherche et innovation…). La 5e année, hospitalo-universitaire, se déroule sous forme de stage à l’hôpital. L’internat s’inscrit dans un parcours de « pharmacie pratique hospitalière et recherche », avec 8 stages obligatoires dans les services hospitaliers. À la fin de la 3e année d’internat, il faut réaliser une thèse d’exercice, en vue d’obtenir le DE (diplôme d’État) de docteur en pharmacie. Pendant la 4e année, l’interne devient docteur junior et exerce en « autonomie dirigée » sous la supervision d’un pharmacien hospitalier senior. À l’issue de cette 4e année d’internat, un mémoire de DES (diplôme d'études spécialisées) en pharmacie hospitalière doit être rédigé. Il est obligatoire pour être diplômé.

Niveau bac + 9

DE (diplôme d'État) de docteur en pharmacie

DES (diplôme d'études spécialisées) en pharmacie hospitalière

Exemple de formations requises

Salaire

Salaire du débutant

A partir de 4500 euros brut par mois, pour les praticiens hospitaliers, hors primes. Dans le privé, le salaire est négociable et dépend des grilles des conventions collectives

Intégrer le marché du travail

Forte demande

11 % des pharmaciens sont des pharmaciens hospitaliers. En raison de l’évolution du métier, les besoins en recrutement sont importants dans le secteur et les jeunes diplômés trouvent facilement un emploi à la sortie de leurs études.

Évoluer en se spécialisant

Les pharmaciens hospitaliers peuvent se spécialiser dans un domaine particulier : radiopharmacie, hygiène hospitalière, gestion des dispositifs médicaux stériles, recherche clinique, pharmacotechnie, MTI (médicaments de thérapie innovante), pharmacie clinique.

Dans le public ou le privé

Les emplois se situent dans de grandes ou de petites structures, du secteur public comme privé : CHU (centres hospitaliers universitaires), centres hospitaliers, cliniques, établissements spécialisés (médicosociaux, de lutte contre le cancer, en santé mentale, en réadaptation fonctionnelle, etc.). Au sein d’un service d’incendie et de secours, les pharmaciens hospitaliers prennent en charge les patients dans le cadre du dispositif préhospitalier. Il est possible de passer du public vers le privé et du privé vers le public, d’une petite structure vers une plus grande et inversement, et de changer de spécialisation.

En Bretagne

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