Vitrailliste

Qu'il s'agisse d'une reproduction de vitrail du Moyen Âge, d'une verrière Tiffany ou d'un vitrail abstrait comme ceux de Manessier, les étapes sont toujours les mêmes. Après avoir trouvé le motif de son dessin, le vitrailliste crée une maquette grandeur nature appelée « carton ». Chaque élément de ce modèle est reporté sur des feuilles de verre teintées et découpées au diamant. Provisoirement assemblées, les pièces de verre peuvent être peintes et cuites au four, avant d'être serties dans des rubans de plomb pour le montage définitif. L'artisan effectue alors la pose du vitrail sur le chantier. Un coup de crayon très sûr, un sens de l'harmonie des couleurs et des volumes sont des qualités indispensables. L'histoire religieuse, les symboles... font partie intégrante de la culture du vitrailliste. La création pure ne représente, en général, que 20 % de l'activité des ateliers. C'est essentiellement dans la restauration d'art qu'exercent les vitraillistes.

Le métier en détail

En atelier ou sur le chantier

Pièces de verre, pots de peinture, tables à dessiner… autant d'éléments faisant partie de l'atelier du vitrailliste. Il peut aussi travailler sur des chantiers lors de la rénovation de monuments. Il opère alors souvent à l'extérieur, en hauteur, et doit parfois soulever de lourdes charges.

Travailler en réseau

Pour les gros chantiers, l'artisan développe le travail en collaboration avec d'autres vitraillistes ou avec d'autres corps de métiers : peintres, sculpteurs…

Constituer sa clientèle

Pour alimenter son carnet de commandes, le vitrailliste doit prospecter, démarcher les clients potentiels. Parmi eux, les associations de restauration des monuments, les paroisses, les municipalités…

Précision et savoir-faire

Le travail d'un vitrailliste est minutieux et précis. Il nécessite un sens de l'esthétique très développé, mais aussi de l'habileté et de la patience dans la manipulation des outils.

Maîtrise de l'histoire des arts

La rénovation des monuments religieux et de leurs rosaces représente une large part des commandes aux vitraillistes. Aussi, des connaissances approfondies en histoire des arts, et notamment en religion et représentations bibliques, tant sur les formes que sur les couleurs employées, constituent un atout indéniable pour décrocher des contrats.

Pédagogie

Qu'il forme un apprenti pour transmettre son savoir et son savoir-faire, ou qu'il donne des cours à des particuliers, le vitrailliste doit posséder un sens aigu du relationnel et de la pédagogie.

On peut exercer le métier de vitrailliste avec un diplôme allant du CAP (certificat d'aptitude professionnelle) au bac + 3.

Après la 3e

CAP arts et techniques du verre, option vitrailliste

Niveau bac

BMA (brevet des métiers d'art) verrier décorateur

Niveau bac + 3

DN MADE mention matériaux ou mention ornement avec une spécialité verre ou vitrail

Exemple de formations requises

Salaire

Salaire du débutant

Variable

Intégrer le marché du travail

Un métier à la mode

Les arts plastiques anciens et les techniques d'antan reviennent à la mode. Ce n'est pas sans incidence sur le secteur du vitrail : si le marché des églises perdure, avec 90 000 mètres carrés de vitraux en France, celui des particuliers tend à se développer. Les artisans vitraillistes profitent de cette tendance.

Des entreprises peu nombreuses

On compte aujourd'hui environ 450 entreprises vivant de l'art du vitrail. Les profils recherchés sont différents. Pour le vitrail religieux, les artisans sont de véritables restaurateurs ; ils maîtrisent des techniques particulières.

Développer une activité annexe

Le vitrailliste peut organiser des cours pour les particuliers afin de séduire une nouvelle clientèle et compléter ses revenus.

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