Restaurateur/trice d'oeuvres d'art

Dorure sur bois, ferronnerie d'art, ébénisterie, art de la céramique ou du bronze : autant de spécialités peu connues et pourtant gratifiantes utilisées par le restaurateur d'oeuvres d'art. Sa mission : redonner vie à des tableaux, des meubles ou des tapisseries abîmés, vieillis ou ternis. En faisant un diagnostic de leur état et en appliquant différents traitements, il leur rend leur aspect initial, tout en respectant leur intégrité physique, esthétique et historique.

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Le métier en détail

En respectant des règles

Les interventions du restaurateur doivent être réversibles afin de pouvoir retrouver l'aspect antérieur de l'oeuvre. Les procédés et matériaux utilisés dans le cadre de la restauration ne doivent donc nuire ni à l'objet, ni à l'environnement, ni aux personnes. Sans oublier le respect de la signification esthétique et historique, ainsi que l'intégrité physique des oeuvres traitées.

Un travail collaboratif

Restaurer une oeuvre d'art implique de côtoyer historiens d'art, archéologues, conservateurs du patrimoine, scientifiques du patrimoine, chercheurs... pour répondre aux demandes des clients (musées de France, Monuments historiques, collectivités territoriales, antiquaires, assurances, archives ou particuliers). Le restaurateur intervient dans son atelier ou sur les chantiers, s'adaptant à des équipes toujours différentes.

Avec des matériaux et des techniques variés

Le restaurateur travaille sur du bois, de la céramique, du cuir, du papier, du textile... avec des outils traditionnels ou modernes. Pour restaurer un tableau, par exemple, il se sert d'un pinceau, mais aussi d'une lampe à infrarouges pour voir les couches sous-jacentes ; d'une lampe à ultraviolets pour discerner les anciennes restaurations ; d'un microscope, d'un capteur hygrométrique et d'un thermomètre pour contrôler les conditions de conservation (humidité, température...).

L'art du savoir-faire

Restaurer une oeuvre d'art demande un savoir-faire traditionnel, le même que celui utilisé par l'artiste d'origine afin de comprendre comment l'oeuvre est réalisée. L'habileté manuelle et une sensibilité artistique sont également indispensables pour rendre son identité à une oeuvre. Il ne s'agit pas seulement de réparer : il s'agit de faire renaître, ce qui demande un minimum de talent.

Artiste scientifique

Des prédispositions pour la pratique artistique et des connaissances en histoire de l'art sont bien entendu indispensables mais une culture scientifique et un savoir-faire moderne le sont tout autant : des notions (en physique, chimie, biologie, minéralogie, technologies de pointe...) sont autant de connaissances utiles pour maîtriser les procédés techniques de la restauration.

Rigueur et respect du passé

Rigoureux et méticuleux, le restaurateur d'oeuvres d'art est aussi curieux. Il s'informe de l'évolution des techniques et sait remettre sa pratique en question. Il se caractérise également par une conscience professionnelle aiguë qui suit un code de déontologie : toute restauration doit strictement respecter l'authenticité de l'oeuvre.

La restauration d'oeuvres d'art exige une formation de haut niveau, dispensée par l'université ou des écoles spécialisées. Les musées nationaux recrutent à bac + 5 les restaurateurs conservateurs. Quatre diplômes confèrent le grade de master : le diplôme de l'INP, le DNSEP des Beaux-arts de Tours et d'Avignon et le master de la Sorbonne.

Cependant certaines formations, plus courtes, permettent de s'initier à la restauration (Bac pro - BMA).

Niveau bac

Bac pro artisanat et métiers d'art, options facteur d'orgues

Bac pro métiers et arts de la pierre

BMA arts et techniques du tapis et de la tapisserie de basse lisse ; bijou ; broderie ; céramique ; ferronnerie d'art

BP tailleur de pierre des monuments historiques

Niveau bac + 3

DN MADE mention patrimoine

Licence Histoire de l'art et archéologie parcours préservation des biens culturels de Paris 1

Niveau bac + 5

Master sciences humaines et sociales mention conservation-restauration des biens culturels de Paris 1

Diplôme de restaurateur du patrimoine (Institut national du patrimoine)

DNSEP (diplôme national supérieur d'expression plastique) de Tours et Avignon

Diplôme de restaurateur-conservateur du patrimoine de l'École de Condé de Paris et de Lyon (en 5 ans après le bac, RNCP niveau 6)

Salaire

Salaire du débutant

Variable en fonction des commandes pour les restaurateurs indépendants

Intégrer le marché du travail

Indépendant

La majorité des restaurateurs montent leur propre entreprise. Lorsqu'ils travaillent (seuls ou en association) dans un atelier indépendant en tant qu'artisans, ils démarchent leur clientèle, répondent à des appels d'offres, établissent des devis, tiennent une comptabilité...

Salarié ou fonctionnaire

Environ 10 % des restaurateurs sont salariés d'une entreprise privée ou d'une association. Certaines d'entre elles appartiennent à un réseau national d'ateliers et de laboratoires des Musées de France. Quelques fonctionnaires sont recrutés par concours et attachés à un établissement public (Bibliothèque nationale, Archives...). Le restaurateur fonctionnaire affecté dans un grand établissement culturel, travaille en équipe, sur la durée, et autour d'une collection qu'il apprend peu à peu à connaître.

Besoins en peinture et sculpture

Parmi la quinzaine de spécialités recensées, ce sont la peinture et la sculpture qui répondent au plus grand nombre de commandes de restauration. Les spécialistes en peinture représentent 50 % des inscrits à la Fédération française des conservateurs-restaurateurs, les spécialistes en sculpture 24 %. D'autres genres restent néanmoins porteurs : le textile, la céramique, le bois...

En Bretagne

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