Interviews : les métiers du numérique de demain [2]

Interviews : les métiers du numérique de demain [2]

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Interviews : les métiers du numérique de demain [2]

Dans le cadre de notre dossier "Focus sur le numérique en Bretagne", nous avons interrogé Florent Letourneur du cabinet Happy to meet you et Raoul Auffret de la société Antauen au sujet des métiers du numérique de demain. Entretiens.

 

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Interviews : les métiers du numérique de demain [2] © Jordan Harrison / Unsplash

Ces interviews ont été recueillies dans le cadre de la rédaction du dossier Focus sur le numérique en Bretagne.

Florent Letourneur, co-fondateur et associé du cabinet de recrutement Happy to meet you, membre d'ADN Ouest, association d'entrepreneurs du numérique

Il y aura toujours des bacs +5 qui ont fait de belles écoles d'ingénieurs à entrer dans le métier. Mais à côté de ça, il y a des profils de plus en plus variés, des personnes qui vont reprendre des études, se former ou s'auto-former. Je vois beaucoup d’établissements autour de la Grande école du numérique qui encouragent à aller vers le numérique. Et on voit plus d’ouverture d'esprit des entreprises. 
Aujourd'hui, dans les métiers du développement, vous avez toute une population d’indépendants. On voit une vraie tendance car on peut effectuer ce métier comme salarié·e, mais on peut être indépendant·e ou chef·fe d'entreprise assez « facilement » par rapport à d'autres métiers. 
C'est un phénomène que l'on voit de plus en plus sur les générations les plus jeunes. Ils veulent choisir leurs clients, choisir leurs modalités et leur temps de travail, etc. Et sur les métiers du numérique, c’est exacerbé. 

Raoul Auffret, co-fondateur et directeur d’Antauen, cabinet de conseil en systèmes d’information, membre d'ADN Ouest, association d'entrepreneurs du numérique

Nous voyons émerger des métiers liés au plan de reprise d’activité. Il y a beaucoup d’attaques de cyber-sécurité et les assureurs demandent à leurs clients de mettre en place un plan de reprise ou de continuité informatique [NDLR : il s’agit de garantir l’existence de l'entreprise en cas de sinistre touchant le système informatique en redémarrant l'activité le plus rapidement possible et avec le minimum de perte de données]. Or, les personnels ont vieilli ou sont passés à d’autres activités. Mais nous commençons à voir de nouvelles personnes arriver, plus jeunes, car aujourd’hui, il n’y a pas assez de compétences sur le marché.

Les compétences disponibles sur le marché sont faibles : les personnels ont « vieilli » ou sont passés à d’autres activités : de nouvelles équipes arrivent, plus jeunes, mais manquent un peu d’expérience.
Sujet en vogue depuis plusieurs années, le cloud fait bouger beaucoup les lignes, mais fait oublier quelquefois la gestion des risques liés à l’hébergement en propre (sentiment de sécurité du cloud). Pour autant, le niveau global de maturité évolue, avec une bascule vers le service, poussée par les phénomènes de relocalisation des activités.

Le monde des datacenters connaît une nouvelle vague de croissance avec de nombreux projets pour 2022-2023, ce qui n’était pas arrivé depuis dix ans.
Au sein des entreprises, les organisations doivent s’adapter : elles recherchent plus des équipes en capacité à « faire faire » que dans la réalisation directe.

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