Chargé/e de valorisation de la recherche

Le chargé ou la chargée de valorisation de la recherche accompagne les chercheurs et chercheuses aux différentes étapes de leurs travaux. Il s'agit, par exemple, de participer au montage de leurs projets, de recueillir leurs besoins, de les aider à candidater à des appels à projets, d'identifier des financements, de négocier des collaborations ou des licences avec des partenaires privés ou publics… Lorsqu'une invention ou une découverte aboutit, il ou elle contribue à en assurer la propriété intellectuelle et, le cas échéant, à lui trouver une application industrielle. La valorisation de la recherche passe également par la communication sur les canaux appropriés (site Internet, réseaux sociaux, conférences, publications) et le transfert de technologie. Spécialiste dans son domaine, il ou elle se tient au courant des résultats des recherches et des progrès accomplis par son établissement : technologies pour la création de nouveaux matériaux, médicaments… Autres missions : établir des bilans et des rapports, mener des actions d'information sur les réglementations, les procédures et les aides publiques auprès des personnels et des partenaires. Dans le cadre de ses activités de suivi et de prospection, il ou elle assiste à de nombreuses conférences et à des rencontres, afin de trouver des partenaires potentiels. Mobilité et disponibilité sont donc indispensables. Le métier requiert connaissances dans le domaine d'activité, connaissances en droit, en contrat et en financement de la recherche, mais aussi écoute et sens du dialogue.

Le métier en détail

Rencontres et mobilité

Quand il ou elle n'est pas dans son bureau, le chargé ou la chargée de valorisation de la recherche est en rendez-vous avec des chercheurs, des directeurs de laboratoire, des responsables en recherche et développement de grands groupes, mais aussi des chefs d'entreprise... Dans le cadre de ses activités de suivi et de prospection, il ou elle assiste à de nombreuses conférences et à des rencontres, afin de trouver des partenaires potentiels. Mobilité et disponibilité sont donc indispensables. 

Des bases solides

À côté des connaissances dans son domaine (chimie, mécanique, agriculture, architecture...), le chargé ou la chargée de valorisation de la recherche doit connaître l'organisation de la recherche en France et en Europe, le milieu socio-économique (industriels, entreprises, filières, associations...) et académique (universités, laboratoires, ministères, Europe...). Il faut également en maîtriser les aspects juridiques (contrat, droit et réglementation de la propriété intellectuelle...) et les dispositifs de financement. L'anglais est un autre incontournable.

Un esprit de synthèse et de développement

Il ou elle doit être capable de négocier des contrats, de conduire un projet, de réaliser des rapports et comptes rendus. Il faut par ailleurs être en mesure de proposer le mode de transfert de technologies le plus adapté (collaboration, laboratoire commun, participation à une conférence...) en fonction des projets et acteurs concernés. 

Le sens de la communication

Le métier requiert de grandes qualités d'écoute pour identifier les besoins des chercheurs. Le sens du dialogue est aussi nécessaire pour convaincre les différents partenaires de l'intérêt de travailler avec les laboratoires de recherche. 

L'accès au métier se fait avec un bac + 5 (diplôme d'ingénieur, master) ou un doctorat en rapport avec le domaine concerné. Une double compétence (sciences-management, commerce-communication...) est un plus.

Niveau bac + 5

Diplôme d'ingénieur

Master en management de l'innovation ; droit de la propriété intellectuelle ; innovation, entreprise et société...

Doctorat

Salaire

Salaire du débutant

A partir de 2269 euros brut par mois, pour un chargé de recherche travaillant dans les organismes de recherche tel que le CNRS

Intégrer le marché du travail

Dans la fonction publique 

Les chargés de valorisation de la recherche peuvent exercer dans les organismes de recherche, comme le CNRS (Centre national de la recherche scientifique) par exemple, les universités et les laboratoires de recherche de l'enseignement supérieur. Ils dépendent du directeur ou de la directrice du laboratoire ou du département recherche et développement. Les recrutements se font sur concours ou en CDD (contrat à durée déterminée). Parmi les autres employeurs possibles : des grands groupes privés, des cabinets de conseil en innovation, des associations locales ou nationales de valorisation de la recherche. 

Un métier en développement

Si les postes sont relativement peu nombreux, la prise de conscience des entreprises de la nécessité d'innover a favorisé le développement de cette activité stratégique de valorisation de la recherche, ainsi que des formations adaptées pour y parvenir. 

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