Histologiste

  • Synonyme : chercheur/euse en histologie enseignant/e-chercheur/euse en histologie ingénieur/e de recherche en histologie
  • Métiers associés : Chercheur/euse en biologie
  • Niveau Master, Ingénieur, Doctorat fonctionnaire ; salarié

L'histologiste cherche à comprendre et à analyser le fonctionnement des cellules du vivant et les relations qu'elles entretiennent entre elles. Son travail consiste à étudier au microscope des échantillons de tissus organiques. Il réalise des techniques histologiques (fixation au formol, inclusion dans la paraffine, découpe...) sur des prélèvements de tissus animaux ou humains. Les prélèvements végétaux lui demandent d'autres techniques spécifiques.

Le métier en détail

Au sein d'un laboratoire

L'histologiste travaille le plus souvent en laboratoire. Il veille donc à suivre des règles d'hygiène et de sécurité strictes, afin de ne pas compromettre les résultats d'analyse. Il porte une blouse et suit un protocole précis lorsqu'il manipule certains produits.

En équipe

Le rôle de l'histologiste est primordial dans la prise en charge des cancers. Il travaille en étroite collaboration avec le cancérologue, intervient à l'étape du diagnostic puis du traitement chirurgical, en fournissant des informations capitales pour le choix des traitements. Il peut aussi superviser une équipe de préparateurs en histologie. À l'hôpital, il participe à des réunions de travail pluridisciplinaires.

Différents statuts

L'histologiste peut travailler dans le secteur public (qui effectue la majorité des recrutements) : hôpitaux, universités, instituts de recherche, etc. En plus de ses horaires de base, lorsqu'il exerce à l'hôpital par exemple, il assure des gardes et des astreintes. Dans le secteur privé, il travaille principalement dans la recherche, au sein de laboratoires indépendants ou rattachés à de grands groupes.

Rigoureux et précis

L'histologiste doit être rigoureux et organisé pour gérer son temps. Il doit surtout faire preuve de précision lorsqu'il exécute des actes très techniques. Méthodique, il suit des procédés établis. Il est aussi capable de théoriser à partir des expérimentations qu'il a réalisées. Une fois un résultat de recherche obtenu, un lien de cause à effet identifié ou une hypothèse expérimentale validée, il sait rendre compte de son travail.

Bon en informatique

Il enregistre aussi les demandes d'analyses et est responsable du traitement des données. La maîtrise de l'informatique est donc importante pour lui permettre de tenir à jour un cahier d'expériences et de sauvegarder les résultats de ces dernières. En tant que chercheur, il est amené à rédiger des articles scientifiques et à produire des comptes-rendus.

Apte à encadrer

À l'Inserm (Institut national de la santé et de la recherche médicale), il peut être chargé du pilotage d'un ou plusieurs projets scientifiques, encadrer des équipes, former des jeunes chercheurs (doctorants, post-doctorants) et enseigner son savoir.

Le niveau de formation varie de bac + 5 à bac + 8 au minimum dans les domaines de la biologie, de la biochimie ou des biotechnologies.

Niveau bac + 5

Diplôme d'ingénieur en biochimie, biologie, biologie moléculaire et cellulaire, biotechnologie...

Master en biochimie, biologie, biologie moléculaire et cellulaire, biotechnologie...

Diplôme d'État (DE) de docteur vétérinaire

Niveau bac + 8 et plus

Diplôme d'État (DE) de docteur en médecine ou diplôme d'études spécialisées (DES) en biologie médicale ou en anatomie et cytologie pathologiques...

Diplôme d'études spécialisées vétérinaires (DESV) en anatomie pathologique vétérinaire...

Salaire

Salaire du débutant

A partir de 3416 euros brut par mois, variable

Intégrer le marché du travail

Dans un centre hospitalier ou un laboratoire de recherche

Il travaille le plus souvent dans un laboratoire de biologie médicale, au sein d'un hôpital, d'une école vétérinaire, d'un organisme de contrôle sanitaire, ou dans un centre de lutte contre le cancer.

Il peut aussi exercer dans un laboratoire de recherche en université, dans un laboratoire pharmaceutique, à l'institut Pasteur, au CNRS (Centre national de la recherche scientifique), à l'Inserm (Institut national de la santé et de la recherche médicale), à l'Inra (Institut national de la recherche agronomique)...

Dans l'industrie

Utilisées le plus souvent à des fins médicales, les techniques histologiques sont aussi pratiquées dans d'autres domaines d'activité. L'histologie alimentaire, par exemple, permet de détailler la composition des produits alimentaires et de déterminer à coup sûr quel type de viande, de poisson... a été cuisiné dans un plat préparé. À la faveur des scandales alimentaires, des laboratoires spécialisés sont même nés, qui proposent leurs services aux acteurs du secteur (distributeurs de l'agroalimentaire, restauration industrielle, organismes certificateurs, etc.). Plus généralement, l'histologiste se trouve aussi dans les laboratoires de biotechnologies et dans l'industrie pharmaceutique ou cosmétique.

En Bretagne

Métiers proches

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