Pharmacien/ne industriel/le

De la découverte de la molécule à la commercialisation du produit fini, la mise au point d'un médicament est un chemin long, coûteux et de plus en plus contrôlé pour assurer la qualité des produits et la sécurité des patients. Au cœur de cette chaîne, les pharmaciens industriels.

Le métier en détail

Sous haute surveillance

Procédures, tests, contrôles, autorisations, conformité... La réglementation des produits pharmaceutiques évoluant, il faut sans cesse veiller à ce que le médicament reste conforme. Et ce, de sa conception à son retrait du marché. Résultat : chaque étape est très encadrée et il faut suivre à la lettre les procédures.

Place aux sous-traitants

Ces dernières années, le secteur de la pharmacie s'est réorganisé autour de « géants » mondiaux. Mais ces groupes ont engendré de nombreux façonniers, des prestataires de production qui traitent jusqu'à 150 formules simultanément. Le développement clinique fait également la part belle aux sous-traitants, les CRO (Contract Research Organizations).

Une carrière riche et polyvalente

Parce qu’il possède une vue d’ensemble du secteur des produits de santé (utilisation, conception, réglementation, surveillance et accès au marché), le pharmacien industriel est extrêmement polyvalent au sein des industries de santé. Ses perspectives professionnelles sont réelles : soit en diversifiant son activité, soit en endossant des responsabilités de plus en plus importantes… ou encore en embrassant une carrière internationale.

Connaître le secteur

L'activité des entreprises du médicament est organisée autour du long parcours que suit ce dernier, de sa découverte à sa mise sur le marché. Les intervenants de chaque étape doivent connaître la réglementation, les normes de qualité, les enjeux financiers... qui leur sont propres.

Anglais très fortement recommandé

Rigueur scientifique, dynamisme, facultés d'adaptation et d'organisation, mais aussi sens de la communication sont nécessaires au pharmacien exerçant dans l'industrie. Par ailleurs, la maîtrise de l'anglais s'impose dans un marché internationalisé, pour lire les textes officiels, rédiger des documents techniques et échanger avec des interlocuteurs de diverses nationalités.

L'aptitude au management

De plus, des compétences transversales sont exigées par les entreprises, en particulier l'aptitude au management (diplomatie et fermeté) et au travail en équipe de projet, des compétences budgétaires et la maîtrise de la gestion des bases de données.

Le cursus de pharmacie débute avec le PASS (parcours accès santé spécifique) ou une L.AS (licence accès santé) dans les universités.

Les 2e et 3e années : durant ce 1er cycle, l'étudiant entre de plain-pied dans l'étude du médicament. En fin de 3e année, obtention du diplôme de formation générale en sciences pharmaceutiques (DFGSP), niveau licence.

La 4e et 5e année : au cours de la 4e année, l'étudiant choisit son orientation de 3e cycle (industrie, officine ou préparation au concours de l’internat). Durant la 5e année, dite « hospitalo-universitaire », l'étudiant passe une grande partie de son temps en stage à l'hôpital.

Le cycle court : c'est une année de spécialisation. Comprenant 6 mois de théorie et 6 mois de stage, elle débouche sur un diplôme d’études spécialisés (DES) de pharmacie industrielle et recherche. Après soutenance d’une thèse d’exercice, elle permet également de valider le DE (diplôme d'État) de docteur en pharmacie.

Niveau bac + 6

DE de docteur en pharmacie

 

Exemple de formations requises

Salaire

Salaire du débutant

Entre 3000 et 3500 euros brut par mois

Intégrer le marché du travail

Un secteur générateur d'emplois

4e pays producteur et exportateur de médicaments de l’Union européenne, la France possède une industrie pharmaceutique forte de 103 000 salariés (390 000 sur l’ensemble de la chaîne du médicament). Cette industrie génère près de 10 000 recrutements par an en moyenne depuis 10 ans. Les effectifs les plus importants se retrouvent dans la production (37 % en 2021), la promotion et la commercialisation (24 % en 2021), les fonctions supports (14 % en 2021) et la recherche et développement (12 % en 2021). Près de 65 % des emplois sont concentrés en Ile-de-France, Auvergne-Rhône-Alpes, Normandie et Centre-Val de Loire.

Des emplois innovants

Avec l’arrivée d’innovations issues du vivant (anticorps monoclonaux, thérapies génique et cellulaire...), avec l’utilisation des données de santé, de l’intelligence artificielle et, plus généralement, des technologies numériques, le domaine de la santé vit une profonde mutation et nécessite de nouvelles expertises et compétences, ainsi que de nouveaux modèles de collaborations et de partenariats.

Le bond des biotechnologies

Depuis plus de 20 ans, l’arrivée de médicaments issus des biotechnologies a ouvert des perspectives de soins ciblés et de traitements personnalisés des maladies. Ils représentent depuis quelques années plus d’un tiers des nouveaux brevets avec près de 400 médicaments en développement. Les entreprises des biotechnologies et de la santé sont représentées par une majorité de start up (49 % en 2022), de petites et moyennes entreprises (38 % en 2022) et de grands groupes (13 %).

En Bretagne

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