Un investissement quotidien
Pas question pour le sportif ou la sportive de haut niveau de se reposer sur ses lauriers ou de surfer sur ses facilités. Son investissement doit être plein et entier, afin de progresser sans cesse, repousser ses limites sans jamais renoncer, même en cas de mauvais résultats. En fonction de sa discipline sportive, son planning mêle entraînements en solo, en club ou avec un entraîneur sportif ou une entraîneuse sportive, stages, préparation physique et mentale, etc. Ces séances sont quotidiennes, avec plus ou moins d'intensité, selon le planning des compétitions visées.
« La tête et les jambes »
Bien évidemment, travailler sa forme physique est indispensable, en veillant notamment à son poids, et en pratiquant, parfois, d'autres sports complémentaires (musculation, running, jeux d'adresse...). Mais travailler sa forme mentale l'est tout autant, pour apprendre à gérer et à canaliser son stress et son énergie. Les sportifs de haut niveau prennent également soin des matériels utilisés dans le cadre de leur pratique.
Organisation et communication
Même s'il est possible d'aménager son emploi du temps, une organisation optimale est nécessaire pour gérer ses différentes activités, ce qui est souvent le cas des étudiants ou des salariés sportifs de haut niveau. Par ailleurs, passé un certain âge, les sportifs de haut niveau doivent envisager leur reconversion. Pour cela, ils doivent apprendre à solliciter et à développer un réseau de partenaires, techniques et financiers, à négocier des contrats auprès de sponsors, à répondre aux demandes des médias, etc.
Peu d'élus
Le sport de haut niveau est reconnu par le ministère chargé des Sports dans des disciplines représentées au plan international. Il est régi par différents textes législatifs et réglementaires et la charte du sport de haut niveau. Sont qualifiés de sportifs de haut niveau les sportifs inscrits sur la liste arrêtée par le ministère, dans les catégories Élite, Senior, Relève, ou Reconversion. En 2023, on recensait 5 388 sportifs de haut niveau répartis dans les catégories Élite (1 002), Senior (1 268), Relève (2 998) et Reconversion (120) et dépendant de 66 fédérations (37 unisport olympiques ; 27 unisport non olympiques ; 2 multisports en charge du parasport). La fédération handisport comptait 209 sportifs de haut niveau, se classant à la 7e place (sur 10) derrière les fédérations comptant le plus grand nombre de sportifs de haut niveau : cyclisme, athlétisme, ski, basket-ball, voile, judo. Et devançant la natation, le rugby et le volley-ball.
Des aides financières distinctes
À la différence du sport professionnel (branche du sport fédéral ou sportifs vivant des revenus issus de leur pratique sportive en dehors d’un cadre fédéral), le sport de haut niveau se compose d'amateurs (avec un niveau de pratique élevé) qui bénéficient d'aides financières de l'État ou des collectivités territoriales, pour participer à de grands événements sportifs (jeux olympiques, championnats du monde, d'Europe ou de France) et y performer. Ils peuvent percevoir d'autres sources de financement selon leurs résultats sportifs et leurs contrats de sponsoring.
Aménagements possibles
Les sportifs universitaires peuvent bénéficier d'aménagements de scolarité, de dérogations ou de dispenses d'épreuves pour intégrer certains établissements. L'emploi du temps est généralement assez dense, avec des déplacements fréquents pour participer aux compétitions, en France comme à l'étranger.