Agent/e de développement local

  • Synonyme : animateur/trice de développement

L'agente ou l'agent de développement local fait en sorte que les habitants d'un quartier, d'une ville ou d'une zone rurale vivent mieux ensemble. Mi-animateurs mi-médiateurs, ces professionnels dynamisent le territoire sur le plan socioculturel.

Niveau d'étude minimal requis

Niveau Licence, Licence Pro

Statut professionnel

salarié ; fonctionnaire

Créer une dynamique

Les agents de développement local sont des professionnels de terrain chargés de déplier la politique de la Ville. Pour cela, ils accompagnent de nombreux projets : lutte contre l'exclusion numérique, sorties éducatives, prévention de la délinquance avec les services de police, intégration de familles isolées, mise en place d'équipements urbains... En milieu rural, ils impliquent les agriculteurs dans les projets de pays (territoire regroupant plusieurs communes) ou luttent contre les discrimination...

Fédérer autour d'un projet

Des parents souhaitent voir des bancs devant l'école L'agent ou l'agente de développement local fait remonter l'information aux élus. Ancré dans un quartier, une ville ou une zone rurale, il ou elle met en adéquation les besoins des habitants et les enjeux politiques locaux. Mission Fédérer l'action des élus, des associations, des services municipaux et des structures sociales.

Favoriser le droit d'expression

Les agents de développement local organisent repas et animations (bals de quartier, journée ou semaine à thème...),ils favorisent la démocratie locale en instituant des conseils consultatifs de quartier, etc. Objectif : permettre aux citoyens de donner leur avis sur les dossiers concernant la gestion urbaine, la circulation...

Contractuel ou fonctionnaire

L'agent ou l'agente de développement local exerce le plus souvent dans une ville ou une communauté d'agglomération, mais aussi dans les communautés de communes, les associations, les parcs naturels régionaux ou les bureaux d'études en aménagement. Ils peuvent être salariés sous contrat ou fonctionnaire territorial (rédacteur, attaché), après réussite à un concours. Les CDD sont nombreux pour les non-fonctionnaires.

Déplacements fréquents

Travaillant en réseau, l'agent ou l'agente de développement local entretient des liens avec les services municipaux, départementaux et régionaux, les structures scolaires et sociales... En contact avec de nombreux professionnels, ils sont amenés à se déplacer fréquemment à la rencontre des élus, des résidents ou du milieu associatif.

Mobilité professionnelle

Autonomie et disponibilité, sont indispensable pour ce métier où il faut adapter ses horaires aux projets suivis. Le plus souvent intégré à une équipe, l'agent ou l'agente peut aussi travailler en solo, notamment en milieu rural. Pour rester efficace, il est conseillé aux agents de développement local de changer régulièrement de poste, environ tous les 4 ou 5 ans.

Une grande polyvalence

Sous la responsabilité d'un ou une responsable ou chargé/e de mission de développement local, l'agent ou l'agente de développement local peut participer un diagnostic d'un territoire, monter un dossier technique et financier, aider à mobiliser les élus et les partenaires des projets ou, plus souvent, rester sur le terrain en contact avec les usagers pour la mise en place et le suivi des projets. Au fait des politiques publiques d'aménagement et de développement, les agents doivent connaître les rouages de l'administration locale, régionale, nationale ou européenne même si leur travail se fait essentiellement sur le terrain.

Une communication efficace

Interface entre la Ville et ses habitants, l'agent ou l'agente est aussi à l'aise pour animer des réunions que pour dialoguer avec des élus. Ils maîtrisent différents outils de travail : techniques d'interview, techniques rédactionnelles, organisation d'événements...

Engagement et diplomatie

Passionnés les agents de développement savent prendre du recul et faire preuve d'humilité. En cas de tensions avec les acteurs locaux, diplomatie et tact sont nécessaires. Curiosité, ouverture d'esprit, diplomatie, autonomie, qualités d'écoute et créativité sont aussi indispensables pour exercer ce métier.

Pour exercer le métier, la tendance est au recrutement de diplômés de niveau bac + 3 à bac   5 en développement local ou médiation sociale. Les formations en apprentissage sont très adaptées à ce métier de terrain.

Niveau bac + 3

Licence professionnelle développement de projets de territoires

BUT carrières sociales (parcours villes et territoires durables)

Niveau bac + 5

Master gestion des territoires et développement local

Salaire

Salaire du débutant

1750 euros brut pour un animateur territorial débutant dans la fonction publique territoriale.

Intégrer le marché du travail

Des emplois en progression

Le marché de l'emploi du développement local porte sur un faible effectif. Cependant, avec la montée en puissance des projets éducatifs locaux, de la démocratie locale, des actions de prévention-sécurité, de la mise en place de mairies de quartier... le métier s'est développé au cours des dernières années. L'offre d'emploi est aussi dynamisée par la mobilité de fonction qui caractérise la profession. Certaines zones rurales ou collectivités moins attractives peinent à recruter. L'expérience et la force de proposition sont des atouts pour les futurs recrus.

Une certaine stabilité

Liés à une mission, les emplois sont à durée limitée. C'est pourquoi les collectivités recrutent souvent des contractuels. L'enchaînement de nombreuses missions courtes précède souvent une évolution et une stabilisation professionnelle. L'expérience acquise au cours des missions permet d'évoluer vers la fonction de chargé de mission, de chef de projet ou de consultant en bureau d'études. Les concours (rédacteur et animateur) de la fonction publique territoriale permettent également d'accéder à plus de sécurité de l'emploi.