Gendarme

  • Synonyme : garde républicain sous-officier/ère de gendarmerie
  • Métiers associés : Garde à cheval, motard/e de la police ou de la gendarmerie

Militaire de carrière, le ou la gendarme peut occuper des emplois très variés, du contrôle routier aux enquêtes judiciaires. Son rôle : assurer la sécurité des citoyens et lutter contre la criminalité.

Niveau d'étude minimal requis

Niveau BAC, BAC Pro, BP

Statut professionnel

militaire

Relever les infractions

Dans la police judiciaire, le ou la gendarme constate les crimes et délits (vols, trafic de drogue, meurtre...), rassemble les preuves et recherche les auteurs. Après avoir suivi la formation d'officier ou d'officière de police judiciaire, il ou elle peut être affecté/e dans une unité de recherches pour participer à la lutte contre la moyenne et grande criminalité (homicide, enlèvement, proxénétisme, cybercriminalité, extorsion de fonds, vols à main armée...).

Assurer la sécurité publique

La sécurité publique concerne plus particulièrement la gendarmerie départementale et la gendarmerie mobile. Avec un champ d'intervention allant de la surveillance générale aux missions de police de la circulation routière, en passant par la recherche du renseignement et les missions de secours et d'assistance. Le ou la gendarme surveille donc les routes, assure des missions de prévention routière, intervient en cas d'accident mais aussi en soutien à la DCPAF (Direction centrale de la police aux frontières)...

En soutien technique

Quant aux sous-officiers du corps de soutien technique et administratif, ils exercent dans différents domaines : administration et gestion du personnel, gestion logistique et financière, affaires immobilières, restauration collective, auto-engins blindés, armurerie et pyrotechnie, imprimerie, soins infirmiers...

Des affectations très variées

Le ou la gendarme peut servir dans une unité de gendarmerie départementale, un escadron de gendarmerie mobile, une brigade de prévention de la délinquance juvénile, à la garde républicaine, à la gendarmerie de l'air, de l'armement, des transports aériens, maritimes, dans les unités d'outre-mer, les états-majors, les ambassades, les organismes internationaux, au GIGN (groupement d'intervention de la gendarmerie nationale)... Dans le cadre de la défense militaire, le ou la gendarme peut aussi être engagé/e pour effectuer des opérations à l'étranger ou pour assurer la police militaire.

Des interventions très fréquentes

Toujours en uniforme, le ou la gendarme effectue des déplacements quotidiens, en voiture ou à moto. Il ou elle peut intervenir de jour comme de nuit 7 jours/7. En binôme ou en petit groupe, il ou elle travaille sous la houlette d'un commandant ou d'une commandante d'unité. Spécialiste du terrain, le ou la gendarme possède une fine connaissance de son secteur géographique.

Discipline et altruisme

Militaire de carrière, le ou la gendarme respecte la hiérarchie et apprécie la discipline. Au service des citoyens, il ou elle doit posséder le sens du devoir, faire preuve d'honnêteté et d'altruisme, ressentir de l'intérêt pour le rôle que lui confie l'État.

Responsabilité et disponibilité

Le ou la gendarme travaille dans un esprit de cohésion et est capable d'affronter toutes sortes de situations : accidents, décès, situations de détresse... Dynamisme, esprit de décision, bonne condition psychologique et physique lui sont indispensables. Souvent en déplacement, il ou elle doit se montrer très disponible.

Bonne forme physique

Dans des unités comme le GIGN (Groupement d'intervention de la gendarmerie nationale), le peloton de gendarmerie de haute montagne, la brigade fluviale... les gendarmes occupent des postes nécessitant une formation particulière : plongeurs, pilote d'hélicoptères, parachutistes, spécialistes de montagne, maîtres-nageurs sauveteurs... Ils suivent des entraînements sportifs en relation avec leurs conditions d'interventions.

Pour devenir gendarme (sous-officier), il faut posséder le bac et réussir un concours puis suivre une formation de 12 mois au sein d'une école de gendarmerie. Pour les sous-officiers du corps de soutien technique et administratif, la formation dure de 24 à 37 semaines dans une école de gendarmerie ou interarmées. Aucun diplôme n'est exigé pour devenir GAV EP (gendarme adjoint volontaire emploi particulier) ou GAV APJA (gendarme adjoint volontaire agent de police judiciaire adjoint) mais il faut suivre une formation de 13 semaines dans une école de gendarmerie. Enfin, pour les AGIV (aspirants de gendarmerie issu du volontariat), il faut être titulaire d'au moins un bac + 2, et suivre ensuite une formation de 13 semaines.

Salaire

Salaire du débutant

2900 euros brut pour un sous-officier sur le terrain (logement pris en charge).

Intégrer le marché du travail

Des recrutements nombreux

La gendarmerie offre de nombreuses opportunités. Environ 10 000 gendarmes sont recrutés chaque année. Sur 150 000 professionnels, les officiers et sous-officiers forment la plus grosse part de l'effectif, complétée par une part de gendarmes adjoints volontaires et d'agents civils.

Promotions réelles

Après quelques années d'expérience et la réussite à certains examens internes, le ou la gendarme peut évoluer et gravir les grades de maréchal des logis chef, adjudant, adjudant-chef, major, voire d'intégrer le corps des officiers de gendarmerie par la voie interne. À noter : 40 % des effectifs des écoles de sous-officiers sont d'abord passés par un contrat de volontaire.

Évolutions possibles

Il est possible de changer d'affectation. Un ou une gendarme de brigade peut, par exemple, intégrer la gendarmerie mobile ou le GIGN (groupement d'intervention de la gendarmerie nationale), après quelques années ; ou choisir de spécialiser dans la protection des sites nucléaires, etc.