Médecin généraliste

À son cabinet, à l'hôpital, dans un centre de santé, une maison de retraite ou un centre de protection maternelle et infantile… les lieux d'exercice où le ou la médecin généraliste ausculte les patients et les interroge sur leurs troubles sont divers. Hygiène de vie, habitudes ou antécédents familiaux… tous ces paramètres doivent être pris en compte. Le but : ne pas confondre des maux différents présentant les mêmes symptômes. Le bilan terminé, il ou elle prescrit des traitements et, au besoin, des examens (prises de sang, radios…). La plupart des généralistes exercent en cabinet libéral. Mais, pour débuter, les jeunes s'associent ou assurent les urgences médicales (la nuit, le week-end). Cas particulier, les médecins scolaires ont un rôle de prévention et ne sont pas habilités à prescrire un traitement. D'autres professionnels intègrent les services de santé de l'armée.

Le métier en détail

Libéral ou salarié

La plupart des généralistes s'installent à leur compte, seuls ou à plusieurs. Il leur arrive d'assurer des vacations (quelques jours par mois en maison de retraite, par exemple), en plus de leurs consultations privées. Les autres sont salariés au sein d'un hôpital, d'une administration ou d'une collectivité territoriale. Certains choisissent d'exercer dans le domaine des soins non curatifs : médecine scolaire, laboratoires ou expertise (assurances, mutualité). Ils ne sont alors pas habilités à prescrire un traitement. Il est aussi possible d'intégrer les services de santé de l'armée. Des missions existent aussi du côté des associations humanitaires.

Un emploi du temps chargé

Le ou la médecin généraliste compte rarement son temps, surtout quand il gère son propre cabinet. En moyenne, il ou elle travaille 50 heures par semaine, à raison de 20 à 30 consultations par jour. Peuvent s'y ajouter des gardes de nuit ou de week-end, notamment en début de carrière. Et, à la campagne, il faut aussi compter le temps passé sur les routes pour se rendre chez les patients.

Ouvert sur d'autres spécialités

Le ou la généraliste s'inscrit dans une chaîne de soins et collabore avec d'autres professionnels de santé : chirurgiens, radiologues, masseurs-kinésithérapeutes, infirmiers ou techniciens de laboratoire médical. Dans la foulée de son diplôme d'État ou au cours de sa carrière, certaines spécialisations sont possibles : médecine d'urgence, gériatrie, nutrition…

Un savoir très large

Par définition, les généralistes doivent avoir des connaissances médicales très étendues pour dépister les affections de ses patients. Grippe, entorse ou pathologie plus lourde, il leur faut tout soigner. De plus, comme tous les médecins, ils sont "étudiants" toute leur vie car ils doivent se tenir au courant des évolutions des connaissances et des pratiques.

Une endurance à toute épreuve

Outre leurs compétences médicales, les généralistes possèdent des capacités d'endurance, aussi bien physiques que psychiques. Face à des pathologies en tout genre, équilibre personnel et sens de l'observation sont des qualités indispensables. Pour exercer ce métier complexe, il faut, en plus d'être résistant, savoir faire preuve de compréhension et de tact.

Respectueux des bonnes pratiques

Intervenant tantôt dans l'urgence avec sang-froid, tantôt dans la durée avec patience, ces praticiens sont responsables des actes qu'ils dispensent. Soumis à un code de déontologie, ils sont tenus au secret professionnel. Sauf exceptions (actes de violence, épidémies…), ils savent rester discrets à propos de l'état de santé de leurs patients.

Avant de prononcer le serment d'Hippocrate, 9 ans sont nécessaires pour former un médecin généraliste. Des études longues à l'université, qui débouchent sur le diplôme d'État de docteur en médecine. Le cursus se déroule en quatre grandes étapes :

La formation commence par une 1ère année de licence, avec option santé (L.AS) ou un parcours spécifique « accès santé » (PASS) organisés dans les universités.

- Les 2e et 3e années : enseignement des bases théoriques de la médecine et premiers stages hospitaliers. En fin de 3e année, obtention du diplôme de formation générale en sciences médicales, niveau licence.

- Les 4, 5e et 6e années : acquisition d'une formation médicale complète et de plus en plus de pratique hospitalière. A la fin de la 6e année, l'étudiant passe l'ECN (examen classant national). Le choix de la spécialité et/ou de la région où il effectuera son internat dépend de ses résultats et de son rang de classement. A noter : dans le cadre de la réforme du 2ème cycle des études médicales, l'Epreuve classante nationale (ECN) devrait être prochainement supprimée.

- L'internat : d'une durée de 4 ans, il constitue une plongée dans le métier. Il se conclut par une thèse qui permet l'obtention du diplôme d'État de docteur en médecine. Réforme en cours : l'internat de médecine général sera préparé en 4 ans à compter de la rentrée 2026

Niveau bac + 10

DES médecine générale

Diplôme d'État de docteur en médecine

Exemple de formations requises

Salaire

Salaire du débutant

Variable selon la région et le mode d'exercice choisi

Intégrer le marché du travail

Un avenir prometteur

Avec plus de 200 000 médecins en exercice, la France n'a jamais compté autant de médecins. Parmi eux, 40 % sont généralistes. Avec l'accroissement et le vieillissement de la population, les nombreux départs à la retraite et la pénurie de médecins dans certaines régions, les perspectives d'emploi semblent favorables. À condition de s'installer là où les besoins se font sentir. En clair : plutôt à la campagne et dans certaines banlieues défavorisées. Beaucoup de grandes villes, l’Île-de-France, l'Alsace et le sud de la France sont, au contraire, surdotés.

Des vacations pour commencer

À leurs débuts, les jeunes médecins peuvent s'associer ou assurer des urgences médicales (la nuit, le week-end), des remplacements en cabinet, clinique, hôpital ou au sein d'un centre de protection maternelle et infantile, de médecine du travail… Étant mieux rémunérés, exempts de charges administratives, avec des horaires plus réguliers, certains jeunes font même des remplacements un choix de carrière. Certains optent pour l'exercice à l'hôpital où ils ont le statut de praticien hospitalier et non pas fonctionnaire.

De nouvelles pratiques

Pour combattre la désertification médicale, de nouveaux modes d'exercice sont encouragés, comme la pratique en maisons pluridisciplinaires associant sur un même site des médecins libéraux, des kinés, des infirmières. Ou encore la télémédecine.

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