Géologue modélisateur/trice

À l'aise sur le terrain comme devant son ordinateur à manipuler des logiciels 3D perfectionnés, le géologue modélisateur permet, par exemple, d'éviter une pollution du sol en suivant le cheminement d'un produit, ou de prévisualiser un forage.

Niveau d'étude minimal requis

Niveau Master, Ingénieur, Doctorat

Statut professionnel

salarié ; fonctionnaire

L'étude des données

Avant de procéder à la modélisation informatique, le géologue modélisateur analyse un grand nombre de données (relevés cartographiques, sondages, données sismiques, etc.) qu'il doit organiser dans une base de données avant de pouvoir les interpréter. Il se rend également sur le terrain pour relever des échantillons.

La simulation 3D

Après cette première étape, le géologue modélisateur reproduit et fait évoluer ce qu'il a pu observer, grâce à des logiciels 3D spécialisés. Selon le secteur d'activité dans lequel il travaille, il peut, par exemple, simuler les migrations d'un produit polluant dans le sol, reproduire une faille terrestre et étudier son évolution possible grâce à des calculs savants, réaliser un puits de forage en trois dimensions, ou encore modéliser les effets possibles d'une inondation.

Des résultats très concrets

Son travail permet de visualiser ce qui se passe sous la croûte terrestre, et ses applications sont multiples. Ainsi, dans le secteur minier, le géologue modélisateur aide à trouver des gisements et à rendre les forages plus sûrs. Dans le domaine de l'environnement, il contribue à la prévention des crues ou des pollutions.

Du terrain à l'ordinateur

En tant que géologue, le modélisateur se rend régulièrement sur le terrain, étape indispensable à son travail. Selon son secteur d'activité, il peut beaucoup voyager, y compris à l'étranger et parfois même s'y installer pour une période pouvant aller de plusieurs semaines à plusieurs mois. Mais la plus grosse partie de son travail se passe devant son ordinateur pour réaliser les modélisations 3D ou rédiger des rapports techniques.

En équipe pluridisciplinaire

Le géologue modélisateur travaille en équipe avec d'autres spécialistes (hydrogéologues, chimistes, ingénieurs construction, etc.), en général sous la houlette d'un chef de projet qui fixe les objectifs, les délais à respecter, etc. Les réunions sont fréquentes et avec des interlocuteurs variés. Dans le cas de projets à l'international, elles peuvent se faire en anglais.

Une mobilité indispensable

L'emploi du temps du géologue modélisateur évolue en fonction des projets qui lui sont confiés et des demandes qui lui sont faites. Cela peut varier fortement d'une mission à l'autre qui, de plus, ne sera pas forcément près de chez lui.

Le sens du détail

En dehors des compétences purement liées à sa formation, le géologue modélisateur a le souci du détail et un grand esprit d'analyse. Il sait communiquer, à l'écrit comme à l'oral, et fait preuve de réactivité.

Capacité à évoluer

Capable de s'adapter et d'évoluer, le géologue modélisateur doit maintenir ses connaissances à jour grâce à une veille technologique, mais aussi à la formation continue. Des compétences en management et la capacité à travailler en équipe sont également nécessaires.

Le goût des voyages

La maîtrise d'au moins une langue étrangère (souvent l'anglais) et l'amour des voyages sont indispensables à ce métier de passionné, qui se passe en partie sur le terrain, et dont la carrière se fait souvent à l'international.

La plupart des géologues modélisateurs sont titulaires d'un bac + 5 : master ou diplôme d'ingénieur (École des mines de Nancy, Eost de Strasbourg, Institut polytechnique LaSalle Beauvais, INP Bordeaux, etc.). Avec un bac + 2 (BTS géologie appliquée, par exemple), ils accèdent le plus souvent à des postes de technicien ou d'assistant.

Niveau bac + 5

Master dans le domaine des sciences de la Terre et de l'univers, des géosciences, ou de l'environnement avec spécialisation en géologie ou géologie appliquée

Diplôme d'ingénieur spécialisé en géologie

Salaire

Salaire du débutant

De 2083 à 2833 euros brut par mois. Le secteur pétrolier et minier offre les salaires les plus avantageux, surtout pour les postes à l'étranger.

Intégrer le marché du travail

Une carrière à l'international

L'industrie minière est un secteur porteur pour les modélisateurs, à condition qu'ils acceptent de s'expatrier dans les pays producteurs. Le Comité de main-d'oeuvre du secteur minier du Canada estime, par exemple, qu'il aura besoin de plusieurs centaines de géologues d'ici 2020. Mais des emplois se trouvent également en France, en bureau d'études, dans les centres de recherche ou les services décentralisés de l'État. Le BRGM (Bureau de recherches géologiques et minières) recrute plusieurs dizaines de salariés chaque année dans le domaine des géosciences.

Une évolution du métier

Si, jusque dans les années 1990, la modélisation portait essentiellement sur l'évaluation quantitative d'une ressource et l'optimisation de son exploitation, le métier s'est enrichi en englobant l'analyse de la qualité et les risques de pollution. Des secteurs qui, eux aussi, emploient des modélisateurs. Si la plupart des emplois en géologie se font à bac + 5, il est cependant possible de démarrer avec un bac + 2 spécialisé, en tant que technicien ou assistant.

Se former pour durer

La formation continue et la veille technologique sont indispensables pour rester informé et évoluer dans ce métier de pointe.