Neurobiologiste

  • Synonyme : chercheur/euse en neurologie enseignant/e-chercheur/euse en neurobiologie
  • Métiers associés : Chercheur/euse en biologie
  • Niveau Master, Ingénieur, Doctorat salarié ; fonctionnaire

Comprendre le fonctionnement de notre cerveau, c'est le défi du neurobiologiste ! Ce scientifique cherche à rendre intelligibles les interactions de nos neurones dans différentes zones. Pour ce faire, il choisit un sujet d'études, élabore un protocole précis et réalise une expérimentation. Il interviewe, par exemple, des patients atteints de la maladie d'Alzheimer, sur une longue période, pour tenter de déterminer l'évolution de la maladie. Il utilise des appareils modernes comme le scanner, pour observer l'activité du cerveau des patients volontaires. Il analyse ensuite les données recueillies pour dégager des conclusions qui feront l'objet de rapports scientifiques.

Le métier en détail

En laboratoire de recherche

Le neurobiologiste est rattaché à un laboratoire de recherche. Certaines expériences peuvent avoir lieu dans le laboratoire même, comme l'étude de l'impact du stress et du taux d'hormones sur l'activité du cerveau d'une souris. D'autres expérimentations exigent qu'il se rende à l'hôpital pour rencontrer des patients. Il passe de longues heures devant son ordinateur à se constituer des bases de données expérimentales, à retranscrire ses résultats, à diffuser des rapports d'activité...

Un travail en équipe

Au sein d'une équipe, il travaille sur un thème bien défini. Pour mettre en place un protocole, il s'appuie sur des ingénieurs d'études et des techniciens. Il collabore également avec d'autres chercheurs et des doctorants. Il est responsable des expériences qu'il confie au personnel technique et qu'il contrôle.

Des déplacements ponctuels

Lorsque ses recherches aboutissent, il est amené à participer à des séminaires, comme conférencier. Les échanges scientifiques tiennent une place primordiale dans son activité de chercheur : il participe à des colloques pour se tenir informé des travaux des autres et y intervient pour partager ses avancées et en discuter.

Une haute qualification scientifique

Spécialiste du cerveau, le neurobiologiste doit maîtriser de vastes connaissances dans les disciplines scientifiques, comme les mathématiques. Il sait lire les examens biologiques et interpréter leurs résultats, mettre au point de nouvelles techniques d'analyse et s'adapter à l'évolution rapide des techniques de l'imagerie médicale.

De la curiosité et de la persévérance

Son travail est une quête permanente, jalonnée d'avancées et de doutes. Il doit être méthodique, avoir un esprit d'analyse et de synthèse, sans pour autant négliger l'imagination et la curiosité.

Autonome, il met en place des protocoles expérimentaux et mène à bien ses travaux. Il sait se montrer patient et persévérant, car ses études peuvent s'étendre sur de longues années. Il doit faire preuve d'une grande ouverture d'esprit pour accepter les remises en question et pouvoir porter un regard critique sur son travail.

La maîtrise de l'anglais et de l'informatique

La maîtrise de l'anglais est indispensable, pour les travaux de rédaction et le partage d'informations. Un bon niveau en informatique est également requis, car il utilise quotidiennement son ordinateur pour la veille scientifique, la gestion de bases de données, la retranscription de travaux de recherche...

L'obtention d'un doctorat est incontournable pour accéder au métier de chercheur. Il faut choisir soigneusement son sujet de thèse et trouver un laboratoire d'accueil. Une fois le diplôme obtenu, il est possible de compléter son cursus par une expérience professionnelle de post-doctorat, en France ou à l'étranger. Mission scientifique, à durée déterminée et rémunérée, le post-doctorat est recommandé car il constitue un atout lors des concours et recrutements.

Niveau bac + 8 et plus

Doctorat en neurobiologie

Diplôme d'État (DE) de docteur en médecine, suivi d'une spécialité en neurophysiologie

Salaire

Salaire du débutant

A partir de 2166 euros brut par mois, pour un ingénieur de recherche 2e classe
A partir de 3308 euros brut par mois, pour un professeur d'université

Intégrer le marché du travail

Dans la recherche publique principalement

Les débouchés dans le domaine de la recherche, peu nombreux, se situent principalement à l'université, dans les hôpitaux universitaires, dans les grands organismes publics comme le CNRS (Centre national de la recherche scientifique), l'Inra (Institut national de la recherche agronomique), l'Inserm (Institut national de la santé et de la recherche médicale)... Le métier reste peu répandu et est souvent conditionné à la réussite d'un concours pour intégrer les organismes de la recherche publique.

Après quelques années, le neurobiologiste peut intégrer des postes de direction au sein des organismes de recherche publics ou des universités.

En laboratoire privé

La neurobiologie est un domaine qui peut éventuellement intéresser le secteur privé de la santé. Le neurobiologiste rejoint parfois le service recherche et développement d'un organisme privé, pour le compte d'un laboratoire de l'industrie pharmaceutique par exemple. Mais, là encore, les postes restent peu nombreux.

En Bretagne

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