Le PASS, une année vers médecine pour Cloé
Le PASS, une année vers médecine pour Cloé
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Sommaire du dossier
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- Le PASS, une année vers médecine pour Cloé
- Gabriel, en route vers Taïwan
- Maryos, futur entrepreneur
- La réorientation de Margaux, de la psychomotricité à la géographie
- Etudiant en histoire-géographie, Mattys souhaite devenir enseignant
- Étudiant en anglais, Mathys veut devenir enseignant
- Etudiante en gestion, Loeva apprécie la diversité des cours
- Après un bac techno, Lucie est entrée en BUT Techniques de commercialisation
- Après un an de droit, Medgée a changé de domaine
- En double licence, Lynn étudie le droit et l’histoire de l’art
- Passé par une classe prépa, Léo est étudiant en mathématiques
- Etudiante en économie, Ilona veut poursuivre en master
- Mathis, d’un projet dans l’armée à une licence d’histoire-géo
- Etudiante en maths, Maëline vise une école d’ingénieurs
- Après un BUT, Clémence a intégré une école d’ingénieurs
- Grâce à une césure, Ophélie s’est laissé un an pour se réorienter
- Après un bac techno, Ylona a intégré une fac de psychologie
- En filière bilingue, Marie veut devenir professeure des écoles
- En double licence, Ilona étudie les langues et la littérature
- Etudiant en master d'électronique, Esteban veut continuer en thèse
- Ninon poursuit son BUT en alternance dans l’industrie
- En histoire de l’art, Morgane découvre le monde
- Après un BTS dans l’environnement, Thilda a renforcé ses connaissances en licence
- Héloïse, passionnée par sa licence en information-communication
- Après un bac techno, Alice est étudiante en droit
- Une réorientation dans le cinéma grâce aux enseignements d’ouverture pour Pema
- Recherche médicale : une orientation vers une licence en sciences de la vie pour Calypso
- Faustine va partir à l’étranger pour ses études
- Après sa licence, Thyssem souhaite poursuivre dans le domaine de la santé
- Louise, un avenir (scientifique) tout tracé
- En licence de chimie, Simon veut devenir chercheur
Parcours d'accès spécifique santé
L’année de PASS (Parcours d’accès spécifique santé) est souvent décrite comme exigeante, parfois déroutante. Pour Cloé, aujourd’hui en deuxième année de médecine, cette étape a surtout été l’occasion de confirmer son choix d’orientation et d’apprendre à travailler autrement. Elle raconte une année dense, parfois éprouvante, mais structurante.
En terminale, Cloé a choisi le duo de spécialités « Mathématiques » et « Physique-chimie », après avoir laissé « Sciences de la vie et de la Terre » à la fin de la première. Un choix qui surprend parfois, mais qui correspondait à ses forces. « Je savais que j’étais plus à l’aise avec les raisonnements logiques », dit-elle simplement. Ce cadre scientifique lui a donné une méthode solide pour aborder l’année de PASS. À son arrivée en première année, elle n’a d’ailleurs pas ressenti de lacune particulière : la difficulté se situait surtout dans le rythme à adopter.
PASS OU LAS, DEUX VOIES D’ACCÈS AUX ÉTUDES DE SANTÉ Pour accéder aux études de chirurgie dentaire, médecine, maïeutique (sage-femme) ou pharmacie, plusieurs voies sont possibles selon le profil et le projet de l’étudiant·e : • le PASS (parcours d’accès spécifique santé). Cette formation d’un an comprend une majeure santé et une mineure hors santé (par ex : droit, lettres, etc.). La majorité des enseignements concernent donc le domaine de la santé, l’option suivie en mineure correspond aux points forts de l’étudiant·e et à ses autres projets éventuels. • La LAS (licence avec option «accès santé»). C’est une licence qui comprend une majeure disciplinaire hors santé (par ex : économie, histoire, gestion, etc.) et une mineure santé. La majorité des enseignements correspond à une discipline hors santé mais les enseignements suivis dans le domaine de la santé apportent les compétences nécessaires à la poursuite d'études en santé. • Certaines universités acceptent également des étudiant·es venant de formations paramédicales. |
En PASS, les journées se ressemblent beaucoup. Les matinées commencent toujours en amphithéâtre, puis les après-midis sont libres pour que les étudiant·es puissent travailler en autonomie. Cloé a préféré étudier chez elle, dans un environnement calme, qui lui permet de rester concentrée : « J’avance mieux quand je suis dans mon espace, sans bruit autour. » D’autres étudiant·es choisissent la bibliothèque universitaire.
Très vite, l’organisation devient centrale : « Il faut avoir une grande capacité d’organisation et une bonne méthodologie mais pas de panique, vous aurez le temps de vous adapter à ce rythme et vous serez accompagnés par des parrains/marraines tout au long de l’année. »
Cloé a elle adopté la « méthode des J », qui consiste à noter les tâches à faire, les cours à revoir et noter sa progression chaque jour. Cette routine lui permet de suivre ses progrès et de repérer les chapitres à retravailler. Les soirées, enfin, sont souvent consacrées aux « colles » du Tutorat Santé Brestois : des séances d’entraînement en QCM qui structurent la semaine et offrent un moment pour poser ses questions et vérifier sa compréhension. « C’était aussi un bon moyen de rencontrer du monde et de partager des moments sympas pendant cette année pas toujours facile ! », explique l’étudiante.
Le premier semestre est dominé par des matières très théoriques : biochimie, biologie, physicochimie. Le second introduit l’anatomie, discipline plus concrète mais tout aussi dense. À cela s’ajoute une mineure, qui représente environ 20 % du programme, et une ou plusieurs spécialités choisies par l’étudiant·e (médecine, maïeutique, odontologie, pharmacie et kiné). Cette diversité oblige à ajuster sa méthode : « Je changeais de manière d’apprendre selon les matières. C’est fatigant, mais on progresse beaucoup. »
La difficulté du PASS tient à la constance qu’elle exige. Certaines journées sont productives, d’autres moins et il faut apprendre à composer avec. Cloé raconte avoir compris l’importance des pauses : « Faire une pause intelligente ne me faisait pas perdre du temps. Au contraire, je repartais mieux. »
C’est fatigant, mais on progresse beaucoup.
L’année laisse peu de place aux loisirs, mais elle estime essentiel de ne pas tout abandonner. Quelques moments de respiration suffisent à éviter l’épuisement. Elle souligne aussi l’appui de son entourage : un message, un appel, parfois un simple sourire suffisait à relancer la motivation.
L’annonce de son admission en deuxième année a été un immense soulagement. Tous les efforts, le rythme, les doutes prennent alors sens. « Avec du recul, je vois l’année de PASS comme une étape qui m’a donné de la méthode et de la confiance. » Aujourd’hui, elle avance dans ses études avec un regard plus serein.
Les conseils de Cloé aux lycéens et lycéennesS’organiser avec méthode« Un système clair fait gagner un temps précieux, c’est ce qui vous démarquera des autres. Vous pouvez tester plusieurs outils en début d’année (tableaux, applications, agenda papier) pour identifier celui qui vous correspond le mieux ensuite. » Ne pas se comparer« Pendant cette année, chacun aura son propre rythme et une manière de faire différente. C’est super important de ne pas se comparer et de rester concentré sur soi-même ! » S’écouter vraiment« Vous allez devoir beaucoup travailler durant cette année mais c’est aussi important de savoir s’écouter quand on a besoin de faire une pause, de s’aérer l’esprit et de prendre du temps pour soi. Vous n’en ressortirez que plus efficace dans votre travail après ! » |
Retrouvez plus d'informations sur cette formation et la liste des établissements qui la proposent en Bretagne dans la fiche formation correspondante.
Cet article a été réalisé par un ou une étudiante dans le cadre du programme Brio.